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Air France : la grève coûtera au moins 300 millions d'euros au groupe en 2018

Alors que les négociations semblent au point mort, le PDG a mis sa démission en jeu ce vendredi 4 mai.

Le personnel navigant va désormais pouvoir se faire vacciner en priorité
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Léa Stassinet & AFP

Les comptes ne sont pas bons. Le groupe Air France-KLM a annoncé ce vendredi 4 mai une perte nette de 269 millions d'euros au premier semestre, creusée par trois jours de grève. Surtout, la compagnie aérienne française a confirmé que la grève en cours coûterait au moins 300 millions au groupe en 2018. 

Il est "dommage qu'on arrive pas à tirer le bénéfice de cette période qui est plutôt une période favorable en matière de demande adressée aux transporteurs", a commenté le directeur financier du groupe Frédéric Gagey. L'environnement économique est en effet pourtant "porteur", avec un trafic en hausse de 5,7%

Alors que les salariés entrent dans le 13ème jour de grève et que les négociations semblent au point mort, le sort du PDG du groupe pourrait se jouer aujourd'hui. Il dépendra des résultats d'une consultation du personnel sur un accord salarial proposé par la direction. Le vote sur le projet d'accord, lancé le 26 avril par voie électronique, sera clos à 18 heures ce vendredi. 

Le PDG démissionnera si l'accord est refusé

Il prévoit de 2018 à 2021, selon la direction, "des augmentations générales de salaire de 7% en quatre ans, s'ajoutant aux augmentations individuelles", contre 1% en 2018 en deux temps initialement. En annonçant le lancement de cette consultation sans valeur juridique, décidée après l'échec des discussions avec les syndicats grévistes, Jean-Marc Janaillac, 65 ans, aux commandes du groupe Air France-KLM depuis juillet 2016, a averti qu'il quitterait son poste en cas de résultat négatif. 

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Mais même si l'accord était accepté par les salariés, le conflit ne sera pas réglé pour autant. Cet accord devra en effet être entériné par une majorité syndicale. Pour rappel, l'intersyndicale demande 5,1% d'augmentation en deux temps en 2018 (+3,8% en avril et +1,3% en octobre), au titre d'un "rattrapage" nécessaire, après six ans de gel des grilles salariales. 

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