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800 Roms évacués de leurs campements à Nanterre et Aulnay

Deux campements de Nanterre et Aulnay-sous-Bois, qui regroupaient au total environ 800 Roms, ont été démantelés ce mardi matin sur décision de justice.

Des Roms lors de leur expulsion par la police à Lyon en mars 2014 (archives).
Des Roms lors de leur expulsion par la police à Lyon en mars 2014 (archives).
La rédaction numérique de RTL & AFP

Deux campements roms, abritant au total près de 800 personnes, ont été évacués mardi 29 juillet  par la police en région parisienne, à la suite de décisions de justice.

A Nanterre (Hauts-de-Seine), le campement réunissait 300 à 400 Roms sur une friche située à proximité de voies de RER et d'autoroute, selon les autorités locales. Ils n'étaient plus qu'environ 150 mardi matin, de nombreuses familles ayant quitté les lieux, a indiqué la préfecture, précisant que "123 places d'hôtel étaient pré-réservées, mais seules neuf personnes ont souhaité en bénéficier".

Le tribunal de grande instance de Nanterre avait ordonné le 10 juillet cette évacuation. L'avocate de ces Roms originaires de Roumanie, Me Julie Launois-Flacelière, avait saisi sans succès la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour obtenir sa suspension. "Le maintien d'un bidonville, qui plus est à proximité d'une autoroute, n'était pas envisageable", "ni pour les familles", "ni pour la ville", a commenté la municipalité.

123 places d'hôtels, 9 utilisées

A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un campement installé sur un terrain municipal dans une zone arborée près d'un grand magasin de bricolage a été évacué dans le calme. Il accueillait près de 400 Roms, majoritairement Roumains, dont une centaine d'enfants. "Il restait une centaine de personnes" lors de l'arrivée des forces de l'ordre", a précisé la municipalité, ajoutant que la justice avait ordonné l'évacuation de ce campement le 14 mai et accordé un délai de deux mois.

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Tout "notre travail pour la scolarisation et l'accès aux soins de ces Roms a été réduit à néant en moins de 10 minutes", a regretté François Siebecke, du collectif de soutien aux Roms d'Aulnay. Selon lui, les Roms "ont à peine eu le temps de mettre leurs affaires dans des chariots avant de poursuivre leur errance". Selon la préfecture, aucun d'entre eux n'a demandé de relogement.

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