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66 journalistes tués, 119 enlevés en 2014

Selon RSF, en 2014, il y a eu moins de journalistes tués mais davantage qui ont été enlevés à travers le monde.

Manifestation de RSF, à Paris, le 3 mai 2011. (archives)
Manifestation de RSF, à Paris, le 3 mai 2011. (archives)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Soixante-six journalistes ont été tués en 2014 - dont deux décapités - un nombre inférieur à 2013, mais les enlèvements se sont multipliés avec 119 cas, alors que 40 journalistes restent otages dans le monde, selon le bilan annuel de RSF. Soixante-et-onze journalistes avaient été tués en 2013 et 87 enlevés, selon le rapport annuel de RSF.

Cette année, RSF relève "une mutation de la violence, avec une instrumentalisation de plus en plus grande des exactions contre les reporters (décapitations, mises en scène, menaces)". "Rarement la mort des reporters aura été perpétrée avec une science aussi barbare de la propagande", estime l'organisation. Une référence aux vidéos de la décapitation des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff.

40 journalistes otages

Les deux tiers des assassinats se sont produits dans des zones de conflits : en Syrie - pays qui reste, comme l'an dernier, le plus dangereux pour les journalistes, avec 15 meurtres - dans les territoires palestiniens, surtout à Gaza (7 morts), dans l'est de l'Ukraine (6), en Irak (4) et en Libye (4) où en cinq mois, trois journalistes ont été assassinés en pleine rue.

Les auteurs de ces exactions veulent "empêcher l'information indépendante et dissuader les regards extérieurs. Les intimidations sont si diverses que les journalistes sont deux fois plus nombreux à avoir pris le chemin de l'exil" par rapport à 2013, souligne RSF.

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Les enlèvements, en hausse de 37%, ont été particulièrement nombreux en Ukraine (33), Libye (29) et en Syrie (27), ainsi qu'en Irak (20), à cause notamment de l'offensive du groupe de l'Etat islamique et de l'insécurité qui règne en Libye.

Instrumentalisation

A ce jour, 40 journalistes et trois citoyens-journalistes (essentiellement des blogueurs) restent otages dans le monde. Il s'agit à 90% de journalistes locaux: en Syrie, parmi les 22 journalistes toujours détenus par des groupes armés, 16 sont syriens. En Irak, les huit otages encore retenus sont tous irakiens.

En plus des enlèvements et des assassinats, 178 journalistes professionnels et 178 citoyens-journalistes sont en prison, une chiffre stable, 139 se sont exilés, surtout en Libye et en Syrie, deux fois plus qu'en 2013, 853 ont été arrêtés (+3%) et 1.846 menacés et/ou agressés (-15%) .

Pour ce qui est des arrestations, deux pays figurent en tête du classement : l'Ukraine et l'Egypte. Viennent ensuite l'Iran, le Népal et le Venezuela. L'Ukraine détient aussi le record des agressions. La Chine arrive elle en tête des pays qui emprisonnent les journalistes, suivie de l'Erythrée, l'Iran, la Syrie et l'Egypte. Les citoyens-journalistes sont pour leur part davantage incarcérés au Vietnam.

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