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Robes de mariée : dans l'atelier des sœurs Joubert

REPLAY - Elles ont 70 ans et cousent des robes de mariée. Zoom sur l'atelier Emelia, un atelier de couture pas comme les autres.

Bénédicte Tassart Éco Tassart Bénédicte Tassart
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Eco Tassard du 30/01/2016. Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
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Bénédicte Tassart
et La rédaction numérique de RTL

Dimanche 30 janvier, les 3 sœurs Joubert, Evelyne, Chantal et Monique, 69 et 70 ans, ainsi que la fille d'Evelyne, Sophie, partiront de Nemours en voiture. Direction : le petit village de Villers-Outréaux, dans le Nord, la capitale de la broderie. Les trois sœurs sont comme trois petites filles pétillantes. "J'ai l'impression d'être la vieille nous confie Sophie. Toutes vont aller dormir chez un ancien brodeur qu'elles connaissent bien, c’était leur fournisseur quand elles étaient à la tête de Cymbeline, une marque de robes de mariée bien connue. 
 
Elle s'appelle aujourd'hui  Cymbeline forever. Les sœurs Joubert n'y sont plus : "on a perdu notre entreprise", soupire Sophie. Cymbeline, depuis les années 70 jusqu'à la fin 2014, a marié plus d'un million de jeunes filles. Des robes, toutes créées dans le Moulin des Récollets de Nemours, 1 400 mètres carrés de locaux. Aujourd'hui, tout est vendu. Suite à une division d'actionnaires, les partenaires financiers n'ont plus suivi. Alors, les sœurs Joubert et leur nièce louent juste un atelier de 250 mètres carrés au premier étage, en attendant de racheter ailleurs, un peu plus grand, mais toujours à Nemours.

Elles cousent des robes de mariée à 70 ans

Elles ne sont donc que quatre plus une vendeuse dans leur boutique de Nemours. On peut acheter leurs modèles aussi dans 44 magasins multimarques. Toute la journée, elles créent les modèles, elles cousent. Sophie raconte : "après avoir soufflé un mois, on est reparti. On a dû trouver très vite un nouveau nom". Atelier Emelia, du prénom de la grand-mère des trois sœurs, la première couturière de la famille. Une grand-mère combative. "On veut garder cette image de clan de femmes, qui travaillent pour les femmes, et aujourd'hui c'est merveilleux. On est libre, sans associé. On peut créer les robes qu'on a envie de créer". Alors le positionnement a un peu changé. "Avant, avec Cymbeline, ma mère et ses deux sœurs, issus de la génération 68 voulaient révolutionner le mariage. Maintenant, Atelier Emelia propose 30 robes, contre 120 auparavant, des robes structurées, plus couture, plus artisanale, mais twistées de modernité. On ne veut pas faire comme tout le monde. Mais l'important, c'est que la femme porte sa robe comme elle porte un jean...
"Oui atelier Emelia, c'est une start-up", sourit Sophie, avec trois septuagénaires et une quadra. L'objectif, c'est de réembaucher bientôt d'anciennes couturières, d'assurer les commandes de cet été, et de financer la prochaine collection. Il faut des investisseurs, à bon entendeur !

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