2 min de lecture Société

Chacun ses biens, une tendance en hausse au sein des couples

De plus en plus de couples français ont recours au régime de la séparation de biens quand ils sautent le pas. Mais même sans le mariage, nombre d'entre eux pensent moins facilement à la mise en commun.

Une alliance (photo d'illustration).
Une alliance (photo d'illustration). Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Aujourd'hui, vivre en couple ne veut pas dire tout partager. La tendance est à une "individualisation croissante" du patrimoine au sein des couples, selon une étude publiée ce jeudi 9 janvier, par l'Insee.

"La mise en commun des biens du ménage a reculé au profit d'une individualisation croissante causée par le recul du mariage et le recours accru au régime de séparation de biens parmi les mariés", notent Marion Leturcq et Nicolas Frémeaux dans la revue Économie et Statistique. Selon les auteurs, "la mise en commun (partielle ou totale) des biens entre conjoints n'est aujourd'hui pas adoptée par une majorité des couples récents".

Une évolution du régime matrimonial

Première cause, la baisse du nombre des mariages. Dans un couple non marié, les biens sont de facto séparés car la communauté légale n'existe pas. En 1992, 90% des Français vivant en couple étaient mariés, ils n'étaient plus que 75% en 2010. Chez les couples formés il y a douze ans ou moins, 70% étaient mariés en 1992, 44% en 2010, selon les chiffres de l'enquête Patrimoine 1992-2010 cités dans la revue.

La grande instabilité des relations amoureuses (qui) a probablement conduit les individus à davantage penser à court terme.

Insee
Partager la citation

Seconde cause notée par les auteurs, l'évolution du régime matrimonial choisi par les couples. De plus en plus de personnes optent pour le contrat de mariage devant notaire et le régime de la séparation de biens. La part des couples en séparation de biens est ainsi passée de 6,1% du total des personnes mariées en 1992 à 10% en 2010, soit une hausse de 64%.

Un lien entre diplômes et séparation de biens

À lire aussi
guerre
Pays basque : une voix de la Première Guerre mondiale refait surface après 104 ans

Les couples vivant sous le régime de la séparation de biens sont plus diplômés que les autres. Ainsi la proportion d'individus ayant un master (bac+5) ou un diplôme de grandes écoles est de trois à cinq fois plus élevé chez les couples sous ce régime que chez les autres couples. Cette tendance constitue une "évolution historique singulière", avancent les auteurs.

Pour eux, elle est due à "la grande instabilité des relations amoureuses (qui) a probablement conduit les individus à davantage penser à court terme, ce qui peut réduire l'engagement dans le mariage et plus généralement dans l'idée de communauté au sein du mariage". Autres explications avancées par les auteurs : l'accroissement du poids des biens propres des conjoints car les individus se rencontrent plus tard. Ils ont plus souvent connu un mariage antérieur; ou encore l'augmentation du taux d'activité des femmes qui les rendent moins dépendantes vis-à-vis de leur époux.

>
Constat auprès de futurs mariés Crédit Média : Maud de Carpentier | Durée : | Date :
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Info
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants