Loi Travail : des incidents et interpellations à Paris, Nantes, Marseille lors des manifestations de la jeunesse

REPLAY - Quelques heurts ont émaillé les parcours d'étudiants et de lycéens qui défilaient contre le projet de loi El Khomri.

Les modifications de la loi Travail ne les ont pas convaincus. Deuxième journée de mobilisation des lycéens et étudiants, dans toute la France, sur le thème "On vaut mieux que ça". 115 lycées ont été bloqués dans tout le pays, d'après le ministère de l'Éducation nationale. Certaines universités ont elles été fermées par l'administration, à titre préventif. C'est le cas de Lyon 2, la Sorbonne ou Tolbiac par exemple.

Étudiants, lycéens et syndicalistes et militants de gauche se sont donc réunis dans les cortèges pour dénoncer ce projet de loi Travail, présenté lundi 14 mars par Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron. Les cortèges rassemblaient 3.000 personnes à Lyon, 2.200 à Bordeaux, 1.300 à Grenoble, 2.500 à Toulouse, 1.200 à Strasbourg ou encore 1.000 à Perpignan.

Mais si la manifestation du 9 mars s'était déroulé dans le calme, certains échauffourées ont éclaté entre les jeunes manifestants et les forces de l'ordre. De nombreuses dégradations ont été recensés dans différentes villes de France, notamment à Paris et Rennes. Dans la capitale, des individus cagoulés et masqués ont commencé à s'en prendre aux forces de l'ordre dès le début presque du rassemblement place de la Nation. Quelques casseurs, qui semblent avant tout issus de la mouvance anarchiste que du mouvement de la jeunesse contre la loi El Khomri.

Trois manifestants interpellés, deux policiers blessés à Paris

Les incidents ont éclaté jeudi à la mi-journée à Paris. À Paris, des établissements bancaires ont notamment subi des dégradations vers le boulevard Voltaire, entre République et Nation, en marge d'un cortège improvisé de plusieurs centaines de lycéens dès avant le début de la manifestation officielle prévu pour 13h30. La police a constaté la présence de "quelques casseurs" dans le cortège constitué de plusieurs centaines de lycéens.

Trois manifestants ont été interpellés dans la capitale, selon une source policière. Deux policiers ont également été légèrement blessés, l'un par un projectile et l'autre en tombant lors des incidents dans l'est parisien, a précisé la source policière. 

La gare de Rennes pris d'assaut par les manifestants

Plusieurs milliers de personnes, en grande majorité des étudiants, qui manifestaient contre la loi travail, ont envahi la gare de Rennes peu avant 13 heures, et plusieurs centaines d'entre eux sont descendues sur les voies, entraînant l'interruption du trafic. Trafic et courant électrique ont aussitôt été coupés, a indiqué un porte-parole de la SNCF. Le gros de la manifestation a commencé à quitter les lieux peu avant 13h30 mais des dizaines de manifestants sont dans un premier temps demeurés sur les voies et les quais.

Les étudiants scandaient "Cheminots avec nous !", "À bas le parti socialo !", "P comme pourri et S comme salaud"... Certains ont marché un peu sur les voies et des tags ont été tracés sur les quais. "Le trafic a été complètement interrompu pendant une trentaine de minutes. Le site est en cours d'inspection, la reprise est imminente", a indiqué un porte-parole de la SNCF. 

Une interpellation à Marseille

À Marseille, quelques échauffourées ont brièvement éclaté en milieu de journée entre une centaine de jeunes, dont certains cagoulés, et des policiers devant un commissariat sur la Canebière. Après quelques jets de projectiles de la part des manifestants, les forces de l'ordre les ont dispersés en lançant plusieurs grenades lacrymogènes. Selon nos confrères de La Provence, des policiers ont procédé à l'interpellation d'un garçon d'une quinzaine d'années, "pour des raisons inconnues, alors que la manifestation se déroulait jusque-là".

Dans le centre de Rouen, des oeufs ont été à nouveau lancés sur la vitrine d'un local du Parti socialiste, déjà objet de dégradations lors de la première manifestation syndicale contre la loi Travail la semaine dernière. De même, des oeufs ont été lancés devant la préfecture.

À Bordeaux, Lille et Toulouse, on manifeste dans une ambiance bon enfant.  À Nantes, des poubelles ont été brûlées et une voiture de police a été endommagée comme certaines vitres d'abribus. Les chiffres de la police et des syndicats sur la participation à ces manifestations devraient être publiées plus tard dans la journée.

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Loi Travail : des incidents et interpellations à Paris, Nantes, Marseille lors des manifestations et de la jeunesse Crédit Image : Elodie Grégoire Crédit Média : RTL
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2016-03-17 13:18:00
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