2 min de lecture

Réforme territoriale : la carte des députés PS va "dans le bon sens" pour Vallini

Pour le secrétaire d'État à la Réforme territoriale, la nouvelle carte régionale des députés socialistes est "cohérente".

André Vallini, le 11 janvier 2014, à Paris. (archives)

Crédit : FRED DUFOUR / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Pour André Vallini, la carte des députés PS est une avancée : "Les trois propositions faites par le groupe socialiste ont leur cohérence, elles me semblent aller dans le bon sens", a déclaré ce mardi 15 juillet, le secrétaire d'État à la réforme territoriale.

Les députés PS se sont accordés ce mardi matin sur une fusion des régions Poitou-Charentes-Limousin-Aquitaine d'une part, Nord-Pas-de-Calais-Picardie d'autre part, et enfin Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, soit un découpage différent de celui du projet du gouvernement. Le débat sur la réforme des régions s'ouvre dans la soirée à l'Assemblée nationale.

Des réticences sur la fusion Nord-Pas-de-Calais-Picardie liées au FN

Sur la première grande région Poitou-Charentes-Limousin-Aquitaine, "ça paraît cohérent" et "beaucoup de parlementaires, de droite comme de gauche, pensent que c'est une bonne solution", a expliqué André Vallini.

Concernant l'association du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, "il y a des réticences, des résistances", notamment par rapport au risque que cette région soit ravie par le Front national (FN), mais "il y a aussi beaucoup de parlementaires qui pensent que c'est cohérent", a-t-il souligné. Enfin une fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne est "une éventualité à prendre en compte".

Le Centre marié à l'Ile-de-France ?

Dans cette configuration, la région Centre actuelle resterait telle quelle. "Cela paraît peut-être difficile" mais "dans un premier temps ça peut s'envisager", ajoute le secrétaire d'État. Il y a "deux possibilités" qui restent ouvertes et "sont à étudier", a-t-il relevé : une association du Centre aux Pays de la Loire ou à l'Ile-de-France. Cette dernière hypothèse "permettrait de donner toute son utilité, sa pertinence à la métropole du Grand Paris, dans une très grande région parisienne", d'après lui.

Sur le droit d'option des départements, qui pourraient dans un second temps changer de région, l'élu de l'Isère a indiqué qu'il souhaitait "l'assouplir" pour "rendre moins difficile" ces changements, par la suppression du principe d'une consultation populaire et peut-être une majorité qualifiée dans les assemblées revue à la baisse.

Bâtir une carte régionale pour les 50 années à venir

"Le gouvernement a toujours dit qu'il était très ouvert à l'évolution de la carte régionale" et "la carte du gouvernement n'est pas à prendre ou à laisser", a-t-il insisté, faisant part de son "plus grand respect du Parlement et de ses prérogatives".

Jugeant le "dialogue constructif entre le gouvernement et le Parlement", André Vallini a appelé "chacun, de droite comme de gauche, de quelque région qu'il soit, à apporter sa contribution" au débat pour bâtir "une carte régionale pour les 50 ans qui viennent".

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info