Primaire Les Républicains : les batailles de Nathalie Kosciusko-Morizet en 7 citations

PAROLES DE CANDIDAT (5/7) - Les personnalités qui batailleront lors de la primaire Les Républicains sont désormais connues. Retour sur leurs parcours, leurs idées et leurs sorties en quelques déclarations phares.

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 4 septembre 2016
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 4 septembre 2016

La campagne pour les parrainages pour la primaire Les Républicains aura été une course pour Nathalie Kosciusko-Morizet qui a multiplié les appels à l'aide afin de récolter les signatures et devenir candidate officiellement au scrutin. La campagne officielle a démarré le 21 septembre dernier. L'ancienne ministre affronte ainsi Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson. 

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, un tiers des Français sont intéressés par la primaire de la droite. Ce pourcentage double chez les sympathisants de droite, qui sont 64% à s'y intéresser. 73% des sympathisants de l'UDI déclarent suivre la primaire. À gauche, la primaire ne déclenche pas le même intérêt (33%). Tendance similaire chez le Front national avec 30%. La candidate à la primaire estime que Nicolas Sarkozy "cherche à créer la polémique" car il "rêve" d'être "la seule cible" de ses adversaires.

1. "Déclarons le salafisme politique hors-la-loi"

Nathalie Kosciusko-Morizet a mis en ligne une pétition sur son site visant à déclarer "le salafisme politique hors-la-loi". Elle estime que le terrorisme qui frappe avec horreur notre France depuis des mois, prospère sur un terreau fertile : les idéologies salafistes radicales telles que le koufarisme, le wahhabisme, le takfirisme ou le jihadisme. Des contenus fanatisés se diffusent sur les réseaux sociaux, des lieux de culte sont prises en main par des individus qui prêchent la haine de nos valeurs et la supériorité de la loi religieuse sur les lois de la République". 

Le mot "koufarisme" est utilisé par les sociologues. "Ce sont des personnes qui se retrouvent derrière une idéologie politico-religieuse et qui veulent imposer l'idée qu'il faut être croyant", expliquait Le Lab. "Ce n'est pas un mouvement politico-religieux comme le wahhabisme. C'est plutôt l'expression d'une identité en rupture avec la nation. L'individu adhère à un mouvement qui l'engage à prôner une identité unique et à rejeter celui qui ne croit pas", explique Anne-Laure Halford, psychologue contactée par le site.

2. "Macron a une part de responsabilité" dans l'affaire Alstom

Invitée du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, l'ancienne ministre s'était exprimée sur la fermeture du site historique Alstom de Belfort où 400 emplois sont menacés. La candidate à la primaire Les Républicains a souligné les "errements de l'État" : "Je pense que c'était une erreur de faire entrer Bouygues pour reprendre la part de l'État car Bouygues est un actionnaire inactif, qui était là pour faire un jeu de capital et ça n'apportait rien".

Elle a ensuite attaqué Emmanuel Macron en avouant ne pas comprendre "la rationalité" avec "le développement des autocars". "Il faudra qu'on m'explique la politique d'Emmanuel Macron vis-à-vis d'Alstom, à la fois la politique industrielle mais aussi la politique en terme de marché. On nous a explique que c'était formidable de remplacer les trains par des cars et maintenant, on s'étonne qu'on ne fabrique plus de trains en France. Je suis vraiment en colère sur ce sujet, lance Nathalie Kosciusko-Morizet. Sur l'affaire Alstom, le gouvernement n'a pas fait son travail et Macron a une part de responsabilités, comme ministre en charge et comme ministre qui a mis en avant cette affaire d'autocars".

3. "Ce n'est pas grâce à Nicolas Sarkozy"

Nathalie Kosciusko-Morizet avait reçu le soutien d'Alain Juppé et François Fillon qui avaient encouragé les parlementaires à soutenir la candidate. À noter que la signature de 250 élus, dont 20 parlementaires et de 2.500 adhérents à jour de cotisations étaient nécessaires afin de valider sa candidature. Elle avait tenu à remercier l'initiative d'Alain Juppé, à l'antenne de RTL. Elle a néanmoins insisté sur le fait que sa candidature "n'était pas grâce" à Nicolas Sarkozy. Il "a eu comme dernier geste de me virer de la direction des Républicains, en décembre dernier. Je n'attendais pas particulièrement de geste de sa part donc je n'ai pas été déçue".

Sur les règles de la primaire de la droite, elle indique : "Je trouve normal qu'il y ait des règles de qualifications, en revanche je pense qu'elles sont fermées. Elles correspondent plus à une primaire interne qu'à une primaire ouverte, alors que tous les Français pourront voter les 20 et 27 novembre. Puis les règles, il y a la manière dont on les appliques et je continue de regretter qu'elles n'aient pas été appliquées de manière très équitable".

4. "Je ne sollicite pas le parrainage d'élus FN"

En pleine quête de parrainages, Steeve Briois a publié un tweet dans lequel il écrit : "Chère Nathalie Kosciusko-Morizet, 'malheureusement', je soutiens une autre candidature à la présidentielle ! Désolé !". La candidate a tenu à s'expliquer sur le fait que le vice-président du Front national avait reçu une demande de parrainages. "On envoie des mails aux maries sur la base d'un fichier d'adhérents aux Républicains, centristes, ou sans étiquette/ non inscrit. Et bien entendu, c'est une erreur. Et non, je ne sollicite pas le parrainage d'élus Front national", avait-elle déclaré sur BFMTV

5. "Une perpétuité effective"

Après l'arrestation de Salah Abdeslam en Belgique, le débat sur la perpétuité et son application a été lancé. Nathalie Kosciusko-Morizet expliquait qu'il "y a un problème, pas celui de la déchéance de nationalité, celui des trente ans de réclusion criminelle. Salah Abdeslam a 26 ans. S'il prend le maximum, ça lui fait 56 ans. la perpétuité en France, en fait, c'est 30 ans de réclusion criminelle". 

Sur Public Sénat, elle poursuit et demande à ce qu'on "pose la question de la mise en oeuvre d'une perpétuité effective. Ça peut prendre plusieurs forme. Ça peut être le système actuel avec de la rétention de sûreté qui malheureusement, si on la votai seulement maintenant, ne serait pas applicable rétroactivement. Ça peut être d'autres dispositifs judiciaires. En tout cas, je pense que nous devons poser la question d'une perpétuité effective". 

6. "Merci à Jacques Séguéla"

Le 13 septembre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet a laissé échappé son soulagement après avoir réuni tous les parrainages nécessaire pour la primaire de la droite. Elle a posté une vidéo sur son compte Twitter d'une durée de 36 secondes dans laquelle elle prononce le mot "merci" sept fois. Elle adresse un message tout particulier à Jacques Séguéla. Le publicitaire avait appelé Nicolas Sarkozy à la soutenir.

7. Bonus : "C'est dommage de se priver des talents de NKM"

François Fillon a été l'un des soutiens les plus fidèles à Nathalie Kosiuscko-Morizet. Le candidat à la primaire Les Républicains assurait que malgré ses divergences avec l'ancienne ministre, il se sentait "bien dans sa famille politique". "Je partage l'essentiel des convictions même s'il y a évidemment des sensibilités différentes et c'est normal dans une grande famille politique".

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2016-09-23 12:58:00
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