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Manuel Valls confesse les quatre erreurs de la Gauche

REPLAY - Dans le magazine "Society", le Premier ministre revient sur les ratés du gouvernement socialiste.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Marie Guerrier
Marie Guerrier Journaliste RTL

Manuel Valls énumère les quatre erreurs de la Gauche dans une longue interview au magazine Society. La première erreur qu'il relève : la gauche s'est mal préparée à l'exercice du pouvoir. Elle était trop dans "l'antisarkozysme". Le Premier ministre estime que c'est plus difficile de "gouverner quand on est à gauche parce qu'il y a en permanence une interpellation morale. Parce qu'il faut commercer avec des pays qui ne sont pas des démocraties, parce qu'il faut faire la guerre, qu'il faut gérer la police... Et tout ça peut entrer en contradiction avec certaines valeurs."

La deuxième erreur a été commise au lendemain de la victoire. Le gouvernement n'a pas assez tenu compte de la dégradation des finances publiques et de la perte de compétitivité des entreprises françaises. Troisième erreur : avoir sous-estimé à quel point la société française était fracturée. Enfin, quatrième faute du parti au pouvoir : "C'est que nous n'assumons pas ce que nous faisons, c'est le problème majeur de la gauche française".

Manuel Valls regrette aussi aussi le manque d'exigence dans le gouvernement : "Nous devrions tous être concentrés sur l'essentiel, la lutte contre le chômage, la sécurité... Au lieu de cela, il y a la cuisine politique, les préparations d'élections, les ambitions..." D'ailleurs, le Premier ministre en profite pour recadrer Emmanuel Macron : "On ne peut pas être ministre et préparer un autre agenda que celui du président de la République."

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Enfin, dernière préoccupation de Manuel Valls dans cet entretien : le racisme auquel les musulmans de France sont confrontés. "Notre rôle est aussi de les protéger et de les aider", insiste Manuel Valls qui indique également lutter contre l'antisémitisme.

l'Islam d'hier et d'aujourd'hui

Le Figaro publie ce matin un sondage IFOP sur l'image de l'Islam en France et en Allemagne. Une image dégradée. "La défiance s'installe des deux côtés du Rhin vis-à-vis des musulmans", écrit le journal qui note que "cette défiance gagne aussi maintenant les électeurs de gauche". Ainsi, 47% des Français interrogés estiment que la présence de la communauté musulmane est plutôt une menace pour l'identité nationale. C'est 5% de plus que lors d'un précédent sondage en 2010. L'opposition à la construction de mosquée et au port du voile est également en hausse. 63% des sondés trouvent que l'influence et la visibilité de l'Islam en France sont trop importantes et 67% estiment que les musulmans refusent de s'intégrer à la société.

En réaction à ce sondage, Le Figaro donne la parole à Anouar Kbibech, le président du conseil français du culte musulman. Il estime que les citoyens français de confession musulmane doivent s'interroger sur leur propre part de responsabilité dans cette image de l'Islam. Il ajoute qu'ils doivent faire preuve d'un esprit de renouveau et d'ouverture pour contribuer à la vie de la nation dans tous les domaines, politique économique et social. "Les musulmans", dit-il, "ont la responsabilité de montrer par leurs paroles et leurs actes leur attachement au pacte républicain et aux valeurs de la République." Le président français du culte musulman met en garde : "Il ne faut surtout pas créer des partis ou des syndicats à référence religieuse et il faut mettre en place de nouvelles formes de religiosité qui prennent en compte les contextes de vie avec ses contraintes et ses réalités."

Le magazine Le Point s'intéresse, lui, cette semaine à l'Islam d'hier. "Le monde musulman avant les islamistes". C'est le titre en Une illustré par une photo en noir et blanc : trois jeunes femmes, jupes largement au-dessus du genou, cheveux libres, sac en bandoulière... Nous sommes à Kaboul en 1972. "C'était le temps des femmes", dit Le Point avant de demander : "Mais qu'est-il donc arrivé ?" D'autres photos en pages intérieures montrent des jeunes femmes musulmanes tout aussi libres au Caire ou à Tunis dans les années 1950 et 1960, en maillot de bain sexy ou en robe à la mode photographiées par Raymond Depardon et Marc Ribboud. 

"C'était le temps où l'Égypte de Nasser, la Tunisie de Bourguiba, la Turquie de Kemal étaient dominées par des régimes nationalistes et autoritaires, mais où l'État s'était en partie affranchi de la religion. Mais c'est justement parce que ces États étaient autoritaires et policiers, que progressivement ils ont perdu le soutien de l'opinion", explique l'historien Henry Laurens. "Et la réislamisation s'est faite notamment dans les milieux ruraux et dans les couches les moins favorisées de la population, notamment via les Frères musulmans". La journaliste Claude Guibal, spécialiste du Moyen-Orient explique aussi qu'en Égypte, "beaucoup d'expatriés sont rentrés des pays du Golfe où ils s'étaient familiarisés avec de nouvelles pratiques religieuses. Ils ont diffusé l'idée que réussite sociale et piété allaient de pair."

Des idées lecture pour ce week-end

Il y a une nouveauté à découvrir en kiosque, un magazine bimestriel format livre de poche qui s'appelle POP STORY. "160 pages", "les romans de l'actualité"... C'est comme ça que les journalistes qui ont pris la plume présentent leur travail. Particularité du genre, les auteurs ne cultivent pas l'objectivité et le revendiquent. Les longs articles se lisent qui comme un roman noir, qui comme un roman d'amour, qui comme un manga ou encore un roman photo. À la Une de ce premier numéro : le couple Macron. Illustration volontairement kitsch. On peut lire aussi les larmes de Stromae à Brazzaville, un portrait du philosophe Michel Onfray, ou l'histoire d'Agnès Saal, la taxicomane. À l'intérieur de POP STORY, il y a un appel au don. "On a tout donné pour réaliser le numéro 1", dit la pub, "aidez-nous à faire les suivants".

Si vous aimez les sagas familiales, à lire cette semaine dans Paris-Match, le portrait croisé de Vanessa Paradis et sa fille actrice. Et le numéro de mai de Psychologies magazine s'intéresse au lien mère-fille à travers la comédienne Isabelle Huppert et sa fille qui suit ses traces.

Et puis tiens, si vous prenez un bol d'air entre rosiers et potager ce week-end, vous pouvez consulter la nouvelle formule de l'Ami des jardins qui arrive avec le mois de mai où, c'est bien connu, les fleurs volent au vent.

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2016-04-29 09:40:24
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