3 min de lecture Présidentielle 2017

"15 minutes pour convaincre" : ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Asselineau

Le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR) a profité de son quart d'heure pour convaincre les Français de sortir de l'Union européenne.

François Asselineau, le 20 avril 2017
François Asselineau, le 20 avril 2017 Crédit : Capture France 2
Philippe Peyre
Philippe Peyre

Il se présente comme le candidat du "Frexit". François Asselineau n'a pas manqué d'étayer sa volonté de sortir la France de l'Union européenne s'il était élu à l'Élysée, lors de l'émission 15 minutes pour convaincre, jeudi 20 avril. Sortie de l'Union européenne, nationalisation des entreprises privées... Cette émission a été l'occasion pour le candidat de développer son projet pour la France.


Dans le cadre de sa venue sur le plateau de l'émission de France 2, il a été demandé à François Asselineau d'apporter un objet qui le représente et qui serait dans son bureau à l'Élysée s'il était élu. C'est un rameau d'olivier que le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR) a apporté avec lui. Un "symbole de paix" qui, comme il l'a rappelé se "trouve sur le drapeau de l'Organisation des Nations Unies". François Asselineau a évoqué aussi le lien avec la République française : "La statue de la République à Paris tient le rameau d'olivier". Fervent partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne et de la zone euro, François Asselineau rappelle que le rameau d'olivier était présent "sur la pièce de 1 franc".

Nationalisation de nombreuses entreprises privées

EDF, Engie, Orange, société d'autoroute, aéroports... François Asselineau souhaite nationaliser un grand nombre d'entreprises françaises. "Nationaliser, ce n'est pas forcément une nationalisation à 100%, a immédiatement rétorqué le candidat. Elle peut être partielle à 51% voire minoritaire". 

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Si François Asselineau entend étudier au cas par cas ces nationalisations, il a insisté sur un point fondamental à ses yeux : "Il faut rendre aux Français leur grand service public, a-t-il lancé. Le chef de l'État doit assurer la justice et l'égalité sociale entre tous les Français. Le problème qui se pose c'est que ces services publics sont menacés année après année par les traités européens, y compris la Sécurité sociale pour tous, gravement menacée par la montée en puissance des assurances privées. Je veux les inscrire dans la constitution parce que ce sont des services public non privatisables".

Carte blanche : sortir de l'UE

Sans grande surprise, François Asselineau a profité de l'instant "Carte Blanche" proposé par l'émission pour faire valoir son projet de sortie de l'Union européenne. Le candidat avait emmené avec lui un épais document qui n'était autre que le rapport des grandes orientations des politiques économiques. Un document qui, selon lui, conseille une hausse de la TVA, un gel du salaire minimum et une "mise en pièce" de toutes les professions réglementées "qui vont se faire ubériser", ou encore le déremboursement de la Sécurité sociale. "Ça moi je déchire !", a-t-il lancé tout en déchirant le document

Après sa mise en scène, le candidat UPR a égrainé quelques mesures : "1.300 net par mois pour le Smic, stopper la hausse de la fiscalité des ménages, sauver les services publics et la Sécurité sociale". Et François Asselineau d'avancer qu'une sortie de l'Union européenne représenterait un vivier d'économies : "Elle nous coûte bien plus qu'elle nous rapporte", a-t-il fustigé.

"Guerres illégales", sortie de l'OTAN...

François Asselineau a martelé sa volonté de quitter l'OTAN et de "rappeler nos troupes présentes dans des guerres illégales". "Un État n'a pas le droit d’intervenir militairement dans un autre État sauf si un État en appelle à l'aide un autre, a-t-il rappelé. Ou à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU mais pour le reste c'est illégal". 

À la question de savoir s'il rappellerait les troupes françaises présentes dans des pays étrangers, François Asselineau a dit vouloir examiner les situations au cas par cas. Il a également profité de la tribune pour dénoncer le maintien de l'état d'urgence : "Il a été d'une totale inefficacité le 14 juillet à Nice", a-t-il déploré. "Il faut que l'on augmente les moyens de la gendarmerie et de la police mais il faut aussi s’attaquer aux causes : à la participation ou au soutien à des guerres illégales, la France n'a pas à prendre parti comme elle l'a fait sur la Syrie sur la base d’information certainement erronées". 

Un regret dans sa campagne ?

Avant de conclure cet entretien, il a été demandé à François Asselineau s'il avait un regret à l'égard de la campagne électorale qu'il a mené. "Le seul regret, c'est que les rapports des grandes orientations des politiques économiques (le document qu'il a déchiré) n'ont pas été repris par la presse", a-t-il déploré. "Je fais des meeting plein et nous allons créer la surprise le soir du premier tour", a conclu François Asselineau. 

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