2 min de lecture Vincent Bolloré

Vincent Bolloré en examen : que risque l'homme d'affaires ?

ÉCLAIRAGE - Mis en examen pour corruption d’argent public étranger, complicité d’abus de confiance et faux et usage de faux, le 25 avril, Vincent Bolloré risque notamment dix ans de prison et un million d'euros d'amende.

Vincent Bolloré le 3 février 2016
Vincent Bolloré le 3 février 2016 Crédit : AFP/G.Van Der Hasselt
Ceciledeseze75
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

Il semblait intouchable, jusqu'au jour où la justice s'en est mêlée. Le controversé patron du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, a été mis en examen mercredi 25 avril. Plusieurs chefs d'accusation : "corruption d'agent étranger", complicité d'"abus de confiance" et de "faux et usage de faux". 

Le milliardaire de 66 ans, encore aux commandes du groupe Bolloré mais qui a récemment cédé les rênes de Vivendi à son fils Yannick, était entendu depuis mardi matin sous le régime de la garde à vue dans les locaux de la police anticorruption. Le groupe, dans un communiqué, "dément formellement" toute "irrégularité". 

Si la justice le désigne coupable des faits reprochés, Vincent Bolloré risque gros. En ce qui concerne le seul chef d'"abus de confiance", il peut être puni maximum de 3 ans de prison et 375.000 euros d'amende. Pour la "corruption d'argent étranger", il peut prendre jusqu'à 10 ans de prison et 1 million d'euros d'amende selon le site Les Jours. Enfin, pour "faux et usage de faux", il peut être condamné à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende. En France, contrairement aux États-Unis, les peines ne sont pas cumulables. 

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Les juges d'instruction Serge Tournaire et Aude Buresi tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV. La firme avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l'élection d'Alpha Condé fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 de Faure Gnassingbé.

C'est notamment en enquêtant sur le groupe Pefaco, société spécialisée dans l'hôtellerie et les jeux, très implantée en Afrique, que la justice avait resserré ses investigations sur les activités de Vincent Bolloré sur le continent. L'entrepreneur Francis Perez est connu pour entretenir des relations étroites avec Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international d'Havas, filiale du groupe. 

Selon l'avocat de Francis Perez, les enquêteurs s'interrogeaient sur des versements d'un montant total de 450.000 euros effectués en 2010 au profit de M. Dorent. Francis Perez a été remis en liberté mercredi vers 14 heures sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

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