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Donald Trump en Corée du Sud, deuxième étape de son périple asiatique

Le président américain a promis, en dépit de divergences marquées avec Séoul sur le dossier nucléaire nord-coréen, de "régler tout ça".

Philippe Corbé Un Air d'Amérique Philippe Corbé
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Télécharger Donald Trump en Corée du Sud, deuxième étape de son périple asiatique Crédit Image : AFP / JIM WATSON | Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date : La page de l'émission
Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Loïc Farge

Donald Trump est arrivé mardi 7 novembre en Corée du Sud, pour la deuxième étape de son long périple de douze jours en Asie. Auparavant, il avait passé une nouvelle nuit à Tokyo. Ce qui a suscité beaucoup de commentaires à Séoul. Le président américain passe deux nuits au Japon et seulement une nuit en Corée du Sud : la presse de Séoul y voit la confirmation qu'il privilégie plutôt l'allié japonais à l'allié sud-coréen. Rappelons que le premier ministre japonais, soutenu par les nationalistes, joue totalement la carte Trump, qui encourage la remilitarisation du Japon, tabou depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ici en Corée du Sud, c'est l'inverse. Le nouveau président a été élu en prônant le dialogue avec le régime nord-coréen, l'apaisement pour éviter la guerre. Donc les déclarations menaçantes de Donald Trump mettent son allié sud-coréen dans une situation très inconfortable, au point que Séoul pourrait être tenté de se tourner plutôt vers Pékin pour éviter la guerre. Ce serait une bascule stratégique majeure.

Trump face au risque d'une guerre

Donald Trump a déjeuné avec le président sud-coréen au milieu des troupes de Camp Humphreys. C'est la plus grande base américaine à l'étranger : près de 30.000 militaires (sans compter leurs familles). D'ailleurs, il faut toujours avoir cela en tête quand on parle de l'hypothèse d'une guerre avec la Corée du Nord : ces derniers mois, Trump a promis "le feu et la fureur", il a menacé de "détruire totalement" le pays lorsqu'il était à la tribune de l'ONU, où il a aussi surnommé Kim Jong-Un le "petit homme missile".

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Mais malgré ces déclarations tonitruantes, avec lesquelles Trump veut faire planer la possibilité d'une guerre, il est peu probable qu'il prenne la responsabilité de l'attaque. Car instantanément, des dizaines de milliers d'Américains, sans compter les 10 millions d'habitants de Séoul, seraient à portée de tir de la Corée du Nord.

Et on ne parle pas de missile balistique intercontinental. Séoul se situe à 50 kilomètres de la Corée du Nord. Donc si Trump attaquait en premier, ce serait prendre le risque de voir Kim Jong-Un répliquer immédiatement. Un tir - et a fortiori un tir nucléaire - pourrait faire en quelques minutes à Séoul des centaines de milliers ou des millions de morts.

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Le président américain a promis, en dépit de divergences marquées avec Séoul sur le dossier nucléaire nord-coréen, de "régler tout ça".
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2017-11-07 07:21:00
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