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Sotchi : "On est dans notre monde", avoue Jean-Frédéric Chapuis, champion de skicross

INVITÉS RTL - Les 3 médaillés du skicross des jeux Olympiques de Sotchi, qui ont réalisé un triplé historique, ont réagi à leur exploit au micro de RTL Soir.

Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol aux JO de Sotchi
Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol aux JO de Sotchi Crédit : AFP/A.Klein
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Il n'était pas encore midi à Paris lorsque 3 français un peu casse-cous ont fait chavirer de bonheur les supporters présents à Rosa Khoutor, mais aussi les millions de téléspectateurs devant leur écran. Jean-Frédéric Chapuis (1er), Arnaud Bovolenta (2e) et Jonathan Midol (3e) ont réussi un triplé historique en skicross, offrant ainsi un nouveau record de médailles aux Jeux d'hiver.

"Pour l'instant on est un peu dans notre monde", confie Chapuis, champion du monde en titre. "C'est incroyable, ça va être de plus en plus intense", a-t-il expliqué à Marc-Olivier Fogiel dans RTL Soir. Une émotion sans doute décuplée par la présence de ses copains sur le podium, eux qui partagent tout, chaque jour. 

C'était vraiment la folie

Arnaud Bovolenta, médaillé d'argent
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"On s'entraîne tous les jours ensemble", raconte Arnaud Bovolenta, l'argenté du jour. "Même en dehors des stages on a l'habitude de se retrouver". Un vrai trio de potes, qui a vaincu l'esseulé Canadien en finale. Jonathan Midol, médaillé de bronze, n'a lui pas pris conscience tout de suite qu'il était 3e. "Je ne me suis pas rendu compte qu’il s’était crashé, jusqu’à ‘arrivée où je me crashe et je me rend compte qu’il n’est pas là", confesse-t-il, lui qui est tombé et a franchi la ligne en glissant. 

Jean-Frédéric lui, raconte qu'il n'a pas réalisé le triplé tout de suite non plus. "J’ai surtout vu Arnaud qui me dépassait un moment, je me suis dit 'tiens c’est le Canadien qui arrive après je me suis dit super c’est Arnaud'", raconte-t-il. "J’ai réalisé à l’arrivée quand je me retourne, je vois les deux Français. Avoir deux autres potes avec moi c’est juste génial". Idem pour Arnaud Bovolenta : "C’était énorme, j’ai vu Jonathan par terre et je voyais qu’il n’y avait pas le Canadien. C’était vraiment la folie".

On espère pousser le skicross vers le haut

Jonathan Midol, médaillé de bronze
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Une consécration collective dans un sport individuel qui montre aussi à quel point ces garçons sont dans un esprit "fun" et "cool" sans pour autant oublier qu'ils font un sport potentiellement dangereux. "On va jusqu'à 90-95 km/h mais on a l'habitude de le faire toute l'année. On a conscience de ce qu'on fait", explique Arnaud Bovolenta. Ce sont donc avant tout des sportifs de haut niveau qui passent 8 mois à travailler leur condition physique, avant de faire 4 mois de compétition. 

Une activité à plein temps donc, mais qui n'est pas si rémunératrice. "J'ai la chance d'être en contrat avec la Douane", nous dit Chapuis, qui peut donc s'entraîner. Ses deux compère eux fonctionnent avec le soutien de multiples petits sponsors. "C'est sûr que ce n'est pas mirobolant", avoue Bovolenta. "En Allemagne et en Autriche les Coupes du monde sont télévisées, on espère pousser le skicross vers le haut", lance Jonathan Midol. Une exposition que convoitent beaucoup de disciplines de ses Jeux. En attendant, et ils l'ont promis, ils vont "faire péter deux trois bouteilles de champagne". 

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