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Paris-Nice 2014 : pour Laurent Jalabert "ce n'est pas transposable au Tour de France"

CHRONIQUE - Laurent Jalabert, consultant cyclisme pour "RTL", revient sur le tracé du Paris-Nice 2014, sans arrivée au sommet ni contre-la-montre. Une spécificité qui ouvre la porte aux coureurs complets et audacieux mais qui ne saurait être adaptée aux courses plus longues.

Laurent Jalabert, invité de RTL, le 7 mars 2014
Laurent Jalabert, invité de RTL, le 7 mars 2014 Crédit : Fanny Bonjean / RTL.fr
Ludovic Vandekerckhove
Ludovic Vandekerckhove et La rédaction numérique de RTL

La 72e édition de Paris-Nice rebat les cartes depuis dimanche pour ouvrir la "course au soleil" aux attaquants, pour "sortir des stéréotypes" selon le vœu de son directeur Christian Prudhomme.

En rupture avec les standards récents des courses par étapes, souvent prévisibles, souvent bloquées par les rendez-vous fixes que sont les contre-la-montre et les arrivées au sommet, les organisateurs ont osé bousculer les habitudes. Quitte à programmer de longues étapes à cette époque de l'année pour aboutir à l'une des plus longues distances de l'histoire de Paris-Nice (1.447 km).

Les organisateurs ont voulu donner la possibilité aux puncheurs, aux offensifs, de pouvoir remporter une course par étapes de huit jours

Laurent Jalabert
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"Je crois que les organisateurs ont voulu rendre la course plus attractive et en tout cas la rendre plus accessible à une catégorie de coureurs, ceux qui ne sont pas des purs grimpeurs ou ceux qui ne sont pas d'excellents rouleurs", explique Laurent Jalabert pour RTL. Autrement dit, ils ont voulu donner la possibilité "aux puncheurs, aux offensifs, de pouvoir remporter une course par étapes de huit jours".

Pour le consultant cyclisme de la première radio de France, de bonne foi, "c'est une expérience qu'il faut tenter. Nous ferons le bilan à la fin, nous verrons bien si elle est concluante ou pas. Pour l'instant, ça ne change rien : depuis le départ de la course, on assiste à des arrivées au sprint, mais il faut dire que le parcours est complètement plat, et donc il s'y prêt forcément. Mais je crois que le jeu des bonifications étant, certains coureurs vont devoir sortir de leur réserve, prendre des risques et être offensifs dès que la route va s'élever", prédit-il.

C'est une expérience qu'il faut tenter. Nous ferons le bilan à la fin

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Cela dit, le triple vainqueur de Paris-Nice (1995, 1996 et 1997) se montre dubitatif quant à un parcours similaire en juillet prochain. "Je ne crois pas que ce soit transposable au Tour de France". Mais là encore, Laurent Jalabert affiche sa bonne foi et imagine différents scénarii : "Pourquoi pas. On peut tendre vers une évolution comme ça, essayer de retirer quelques kilomètres contre-la-montre. Pourquoi pas imaginer qu'une année il n'y ait pas grand chose, finalement, et que les coureurs soient obligés d'être offensifs et de prendre du temps réel sur les adversaires pour s'imposer".

La 101e édition du Tour de France, qui démarrera le 5 juillet prochain à Leeds, comprend, elle, cinq arrivées au sommet, six étapes accidentées et un seul contre-la-montre individuel. D'ici là, six étapes restent à boucler dans ce Paris-Nice atypique qui pourra nous permettre de voir à nouveau briller Nacer Bouhanni, actuel leader de la course.

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Ecoutez la chronique de Laurent Jalabert Crédit Média : Ludovic Vandekerckhove | Durée : | Date :
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