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Mondial 2002 : le Japon dément avoir corrompu la fédération sud-américaine

La Fédération japonaise de football a rejeté dimanche 21 juin des allégations selon lesquelles elle aurait versé un pot-de-vin à la Conmebol pour l'attribution du Mondial 2002.

Le ballon "Fevernova" de la Coupe du monde 2002
Le ballon "Fevernova" de la Coupe du monde 2002
Crédit : KIM JAE-HWAN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La fédération japonaise de football (JFA) est catégorique : elle n'a pas versé de pot-de-vin à la fédération sud-américaine de football (Conmebol) dans le cadre de l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde 2002. Un article du quotidien sportif espagnol AS accusait, en citant une source anonyme, l'ex-président honoraire de la JFA, décédé depuis, d'avoir versé 1,5 million de dollars américains (environ 1,3 M€, ndlr) à la Conmebol en remerciement de son soutien.

"C'est impossible. À l'époque (en 2000), nous n'avions pas une telle somme d'argent à notre disposition", a tonné Junji Ogura, l'actuel président honoraire de la JFA, tout en arguant que le Japon avait déjà été choisi comme pays hôte du Mondial quatre ans auparavant, rendant donc inutile un tel paiement. Le Japon avait en effet obtenu en 1996 l'organisation du tournoi, conjointement avec sa rivale asiatique, la Corée du Sud, lors d'un processus de sélection très disputé.

L'ancien président de la Conmebol soupçonné et déjà inculpé

De son côté, le président de la JFA Kuniya Daini, cité par le quotidien Yomiuri Shimbun, a fait savoir que la fédération japonaise allait vérifier la véracité des allégations de la presse espagnole. "Je n'ai jamais entendu parler d'une telle histoire. Je ne sais rien et je n'ai rien à dire à ce propos", a en revanche déclaré aux médias japonais Kozo Tashima, un vice-président de la JFA et membre du comité exécutif de la FIFA. 

Dans son article, le journal AS précise que la somme d'argent aurait été reçue par l'ancien président de la Conmebol (1987-2013), le Paraguayen Nicolas Leoz. Il aurait déposé 1,2 M$ sur son propre compte bancaire tandis que le reste du paiement serait allé au secrétaire général de la fédération sud-américaine de l'époque, l'Argentin Eduardo Deluca, et à l’intermédiaire entre la fédération et la FIFA, la Colombienne Zorana Danis.

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Nicolas Leoz est assigné à résidence depuis début juin par la justice paraguayenne après avoir été mis en cause dans le scandale de corruption de la FIFA. Il a été inculpé par la justice américaine qui réclame son extradition car elle le soupçonne d'être mêlé à un vaste système corrompu sur l'attribution des compétitions et des droits audiovisuels. Son successeur à la tête de la Conmebol, l'Uruguayen Eugenio Figueredo (2013-2014), est également accusé de corruption par les autorités américaines.

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