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Trois mois à un an de prison au Maroc : les peines confirmées pour 18 supporters sénégalais après la finale de la CAN

En première instance, un Français d'origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d'eau, s'était également vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d'amende. Les prévenus condamnés à trois mois de réclusion sont libérables à partir de samedi prochain.

Des supporters sénégalais sur le terrain lors de la finale de la CAN face au Maroc, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, le 18 janvier 2026.

Crédit : Paul ELLIS / AFP

AFP

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Les 18 supporters sénégalais condamnés à une peine d'emprisonnement de trois mois à un an pour avoir pris part aux incidents lors de la finale de la CAN ont vu leurs peines confirmées en appel lundi 13 avril, selon un journaliste de l'AFP. Le parquet de la Cour d'appel de Rabat avait demandé d'alourdir les peines prononcées en première instance contre les 18 accusés.

Les supporters, détenus depuis la finale du 18 janvier, étaient poursuivis pour "hooliganisme", accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l'ordre, dégradation d'équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.

En première instance, neuf d'entre eux avaient été condamnés à un an de prison assorti d'une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d'amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros).

Un Français d'origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d'eau, s'était également vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d'amende. Les prévenus condamnés à trois mois de réclusion sont libérables à partir de samedi prochain.

Les accusés affirment qu'un mouvement de foule les a contraint de descendre sur le terrain

Devant la cour, les accusés ont clamé leur innocence lundi. Ils ont expliqué - la plupart en wolof traduit en français puis en arabe - qu'ils avaient été contraints de descendre sur la pelouse du stade à cause d'un mouvement de foule ou pour échapper à "des crachats et jets de projectiles", et non pas pour protester contre une décision arbitrale.

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Disant "prendre acte" du verdict d'appel, Me Patrick Kabou qui défendait une bonne partie des Sénégalais a estimé auprès de l'AFP que "le parquet n'a pu apporter aucune preuve" de ces accusations. Durant l'audience, l'avocate de la défense Naïma El Guellaf a demandé la diffusion des vidéos des incidents, sur lesquelles s'appuyait l'accusation, pour vérifier si les accusés pouvaient y être identifiés.

Le parquet a réclamé le rejet de cette demande, invoquant le flagrant délit. "Le monde entier a vu ces images désolantes en direct", a-t-il argué. "Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ce qu'il s'est passé se trouvent au Sénégal" et "ne sont pas présentes ici", a affirmé de son côté Me Kabou.

Le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal s'était imposé sur le terrain 1-0 au terme d'un match chaotique. À la suite d'un pénalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé aux Lions de la Teranga, des supporters sénégalais avaient tenté d'envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse.

Après un quart d'heure de confusion, les joueurs rentrés aux vestiaires étaient revenus sur le terrain. L'ailier marocain Brahim Diaz avait manqué son penalty et durant la prolongation, c'est le Sénégal qui s'était imposé grâce à un but de Pape Gueye. Le Sénégal a fait appel fin mars devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne de la décision le 17 mars de la Confédération africaine (CAF) d'attribuer sur tapis vert la CAN au Maroc.

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