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François Ratier, nouveau sélectionneur de l'équipe de France féminine de rugby à XV, le 29 novembre 2025.
Crédit : Sylvain THOMAS / AFP
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"L'objectif du Tournoi c'est de le gagner, sinon même pas la peine d'y rentrer". Dès l'annonce de sa première composition d'équipe, le nouveau sélectionneur du XV de France, François Ratier, a montré de l'ambition, alors que ses joueuses doivent s'étalonner samedi 11 avril face à l'Italie (13h25), en ouverture des Six Nations au stade des Alpes de Grenoble. Mais il sait aussi qu'il convient de garder beaucoup d'humilité, et de prendre du temps pour ne pas brûler les étapes.
Au vu de la désillusion de la 4e place au Mondial en Angleterre l'été dernier, l'ancien manager du Stade bordelais - arrivé en novembre pour remplacer le duo formé par Gaëlle Mignot et David Ortiz - a opéré un grand chambardement chez les Bleues pour ce premier rendez-vous, avec six joueuses à zéro sélection, dont trois titulaires (Mathilde Lazarko, Anaïs Grando et Pauline Barrat) dans un XV de départ toujours conduit par la capitaine Manae Feleu.
"On voulait les meilleures joueuses du moment", a expliqué en conférence de presse celui qui était finaliste de la Coupe du monde 2014 avec le Canada. "Il s'avère qu'il y a six nouvelles qui auront une chance de s'exprimer. Forcément ça apporte un nouveau souffle, mais ça montre aussi que personne n'est installée, ça oblige des joueuses qui étaient parfois titulaires à se remettre en question, ou en tout cas à passer la vitesse supérieure".
La jeunesse est donc au pouvoir. Symbole de ce nouveau cycle engagé avec un différent style prôné, l'habituelle 15 Morgane Bourgeois est reléguée parmi les réservistes. "Elle a effectivement un taux de réussite exceptionnel au pied, mais on pense qu'aujourd'hui Pauline Barrat est un peu devant sur les contre-attaques, sur le projet de jeu qu'on met en place", a expliqué le sélectionneur, qui confiera le soin de buter à l'ouvreuse bordelaise Carla Arbez.
Dans le XV de départ face à la Nazionale, on ne retrouve que sept joueuses alignées lors de la petite finale perdue contre les Néo-zélandaises, fin septembre. Parmi elles ? Quelques cadres tout de même avec la deuxième ligne Madoussou Fall-Raclot (45 sélections), la demi de mêlée toulousaine Pauline Bourdon-Sansus, patronne du groupe avec ses 71 maillots bleus, ou encore la centre Gabrielle Vernier (58).
Forcément, l'adversité relative du Tournoi amène les Bleues, même en reconstruction, à viser une nouvelle "finale" lors de la dernière journée, contre la grande Angleterre le 17 mai prochain au grand stade de Bordeaux. Mais "il y a des centaines d'exemples dans le sport où se projeter trop loin mène à un retour de bâton. Donc l'Italie d'abord, c'est un cliché, mais c'est vrai", a rappelé François Ratier. Sur le papier, les Françaises seront favorites pour leur entame, avec une rencontre perdue en 2019, sur leurs dix derniers rendez-vous contre leurs voisines transalpines.
Le sélectionneur a "constaté tout de suite un déficit technique sous la pression, sur des éléments de base comme la passe, le plaquage et l'attitude au contact" : "Ce n'est pas assez travaillé, tout simplement". "Nos défaites contre l'Angleterre, ce n'est pas que mental", soulignait-il d'ailleurs fin mars, lorsqu'on le questionnait sur les 17 revers de rang face aux Red Roses, championnes du monde en titre. "Le principal objectif n'est pas de battre l'Angleterre mais de nous focaliser sur nous-mêmes".
"Elles sont juste plus fortes. Mais si nous sommes plus cliniques, plus efficaces, si nous arrivons à être plus précis dans les moments importants, alors pourquoi pas. Mais elles sont meilleures pour l'instant", poursuivait-il, appelant la sélection tricolore à "jouer le rugby en lequel elle croit", tout en gommant une indiscipline coupable dans les matchs importants. Les Bleues doivent aussi jouer leurs ballons "beaucoup plus rapidement" car "nous ne sommes pas au niveau international sur la vitesse des rucks par exemple".
Autrement dit, le but final est évidemment d'aller reconquérir ce Tournoi, qui fuit la France depuis 2018. Reste que les Anglaises, sur six Grands Chelems de suite et 31 succès consécutifs, n'ont plus perdu depuis novembre 2022 et seront donc les immenses favorites à leur propre succession. Pour le XV de François Ratier, il s'agira donc de monter en puissance, tout en évitant le piège irlandais, durant les quatre premières rencontres, avant d'espérer un exploit pour conclure.
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