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La demi de mêlée française Pauline Bourdon Sansus au milieu de ses coéquipières après avoir marqué un essai contre le pays de Galles dans le Tournoi des Six Nations, le 18 avril 2026 à Cardiff.
Crédit : Adrian Dennis / AFP
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C'est avec beaucoup d'humilité mais pas moins d'ambition que les Bleues se présentent au stade Atlantique de Bordeaux dimanche 17 mai (17h45), pour affronter les championnes du monde anglaises, à l'occasion de la "finale" du Tournoi des Six Nations, alors que les deux équipes peuvent encore signer un Grand Chelem.
Arrivé en amont de la compétition pour faire oublier la déception de la quatrième place au Mondial, le sélectionneur François Ratier a estimé vendredi que son projet avec l'équipe tricolore était encore "loin d'être rôdé" et que "ce Tournoi n'est qu'un premier point de passage". Pour autant, il n'est pas résigné au moment de défier une Angleterre toujours aussi impressionnante, qui a aligné les sept derniers Six Nations et reste sur 16 succès face à ses ouailles.
"Elles sont championnes du monde. Elles ont 37 victoires d'affilée. La France ne les a pas battues depuis 2018. Ce sont les faits et personne ici ne nie les faits : que, sur le papier, elles sont plus fortes que nous. Mais il faut désacraliser tout ça. Il faut commencer à visualiser le fait que ce sont des joueuses de rugby comme nous", affirme-t-il à 80 minutes d'éventuellement mener les Bleues vers leur premier trophée depuis huit éditions.
"Quand on coche une case, parfois, on en décoche une autre le même match [depuis le début du Tournoi]. On avait coché des cases contre l'Italie et l'Irlande, notamment en défense. Sur le sang-froid, contre le pays de Galles, où on a passé un moment un peu compliqué. Là, contre l'Écosse, on réduit le nombre de pénalités, on repasse dans la moyenne mondiale acceptable, et on débloque l'attaque. Mais par contre, en défense, sur les portés, les coups d'envoi, on passe un peu à côté. Il va falloir maintenant mettre tout ensemble contre l'Angleterre", résume encore le coach, louant un état d'esprit qui s'est dessiné durant ces quatre victoires bonifiées.
"À force de jouer ensemble, on se trouve un peu plus, on trouve des automatismes", a plaidé la pilier Assia Khalfaoui, après le succès en Écosse, le premier match où les Bleues n'ont pas attendu la deuxième période pour mettre leur jeu en place.
Pour tenter d'enchaîner un cinquième succès de rang face à l'Angleterre, le sélectionneur du XV de France a apporté deux changements à son paquet d'avants. En première ligne, Ambre Mwayembe (22 ans, 23 sélections) prend ainsi la place d'Yllana Brosseau comme pilier gauche, et Axelle Berthoumieu (25 ans, 30 sélections) remplace elle la Toulousaine Charlotte Escudero au poste de flanker, dans un XV de départ par ailleurs inchangé, avec la même ligne de trois quarts depuis trois rencontres. L'idée étant de "dominer le plus possible physiquement devant".
"Souvent, dans les vingt premières minutes, elles mettent suffisamment de points pour pouvoir gérer le match. Mais contre la France, l'année dernière, elles ont failli le payer cash", a encore rappelé François Ratier, à propos du revers cruel 43-42 à Twickenham. "On a décidé de les attaquer sur ce point fort, essayer de les faire douter dès le début, pour enrayer la machine, et une fois que la machine s'enraye, taper là où ça fait mal. Ça, c'est le plan".
Il compte sur "l'insouciance" de ses protégées : "Par définition, ça peut faire des choses intéressantes. Il y a ce sentiment de revanche bien sûr, mais qu'on veut axer vers du positif. C'est-à-dire ne pas jouer avec ce sentiment de revanche, parce que sinon on déjoue. Mais s'en servir comme moteur". "Cela fait des années qu'on perd contre elles", a reconnu la demi-de-mêlée Pauline Bourdon Sansus, après une séance d'entraînement musclée mercredi à Marcoussis, sous une pluie et des rafales de vents très britanniques. "Mais on a vu qu'il y avait des failles aussi", a affirmé l'unique rescapée du titre de 2018, sachant que l'Angleterre a pris quatre essais contre l'Italie et trois contre le pays de Galles.
À noter qu'en cas de match nul devant près de 30.000 supporters tricolores en Gironde, les Anglaises garderaient leur trophée en raison d'une meilleure différence entre points marqués et encaissés (+164 contre +124). Au XV de France de sortir une prestation XXL pour ce premier test du cycle, contre ce qui se fait de mieux sur la planète rugby.
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