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"La majorité des sportifs de haut niveau vivent en situation de précarité", dénonce Alex Fava

REPLAY - Les deux tiers des sportifs de haut niveau vivent sous le niveau du seuil de pauvreté. Une situation dénoncée par l'escrimeur français.

Alex Fava, invité de RTL, le 8 juin 2015
Alex Fava, invité de RTL, le 8 juin 2015
Crédit : Alice Beckel / RTL.fr
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"Qu'est-ce que je vais faire après le sport ? Ça reste une question majeure", résume Alex Fava, jeune escrimeur français. Comme lui, la majorité des sportifs de haut niveau ont des difficultés pour trouver les fonds nécessaires à la pratique de leur sport, tout en assurant leurs dépenses quotidiennes. Chacun doit donc penser à sa reconversion. Alex Fava suit ainsi des études de management à l'ESCP Europe, en parallèle de l'escrime. 

"Quand on doit assumer les dépenses du quotidien, se payer les courses, se payer le loyer, c'est vrai que c'est compliqué", déplore-t-il. Des difficultés financières qui l'ont même parfois fait hésiter à continuer l'escrime. "J'avais vraiment beaucoup de mal à vivre", lance Alex Fava. C'est en effet un investissement en temps très important, les sportifs "amateurs" de haut niveau s’entraînent comme des professionnels, mais ont le statut d'amateur et les difficultés financières qui vont avec.

J'ai fait de l'escrime en sachant très bien que je ne serais pas millionnaire

Alex Fava

Le secrétaire d'État au sport, Thierry Braillard, veut créer un statut du sportif professionnel à part entière. La loi prendrait notamment en charge les accidents du travail et maladies professionnelles, obligeant les fédérations à souscrire une assurance individuelle. "C'est une réelle avancée si le texte est adopté, c'est nécessaire", estime l'escrimeur.

Une situation de précarité qui n'empêche cependant pas Alex Fava d'être toujours passionné. "Ça reste une passion, on a une vie qui est extraordinaire, je ne remettrai rien en cause par rapport à ça", fait-il remarquer. Il savait par ailleurs très bien qu'en faisant de l'escrime, il ne serait "pas millionnaire". Et ce, même si en intégrant l'équipe de France, il aurait "peut-être plus de confort". "Ce n'est pas vraiment le cas", résume Alex Fava. Pour l'instant, son objectif est de se qualifier pour les Jeux Olympiques à Rio en 2016 : ils sont 10 à potentiellement pouvoir y aller, il va essayer d'être parmi les 3.

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