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Formule 1 : trois raisons de suivre la saison 2017 qui s'annonce passionnante

DÉCRYPTAGE - Avec de nouvelles monoplaces, une hiérarchie peut-être bousculée et un jeune Français en pleine ascension, la nouvelle saison de Formule 1 promet.

Sebastian Vettel au volant de sa Ferrari, à Barcelone le 27 février 2017
Sebastian Vettel au volant de sa Ferrari, à Barcelone le 27 février 2017 Crédit : JOSE JORDAN / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

C'est un nouveau chapitre pour la F1. Le week-end du vendredi 24 au dimanche 26 mars marque le début de la saison 2017 du championnat du monde. Comme toujours, c'est sur le circuit de l'Albert Park à Melbourne que les monoplaces effectuent leurs premiers tours de pistes officiels. Ils ont auparavant passé deux semaines à Barcelone, entre le 27 février et le 10 mars, pour effectuer leurs derniers réglages de préparation à l'occasion des essais hivernaux.

Les vingt pilotes (deux en moins par rapport à l'an passé compte tenu de la faillite de l'écurie Manor) doivent s'élancer samedi à 7h pour la séance de qualifications. À la même heure, dimanche, doit être donné le départ de ce 957e Grand Prix, d'une durée de 58 tours. Un événement que les téléspectateurs français peuvent encore apprécier sur Canal+, toujours détenteur exclusif des droits de diffusion.

Cette nouvelle saison implique d'importants changements dans la réglementation technique, destinés à rebattre les cartes et rendre les voitures bien plus rapides. Une aubaine pour Liberty Media, nouveau propriétaire des droits commerciaux de la discipline reine du sport automobile, cherchant à endiguer la chute des audiences et le manque de spectacle offert ces dernières années. Au vu des premières impressions, tout porte à croire qu'un regain d'intérêt est possible, malgré la fin du duel fratricide entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg, ce dernier ayant pris sa retraite après son titre de champion du monde et laissé sa place au Finlandais Valtteri Bottas.

1. Les F1 sont plus rapides

Prévue depuis fort longtemps, la nouvelle réglementation apporte des changements sur bien des aspects. Visuellement tout d'abord, avec des monoplaces au design plus proche des années 2000 que des dernières saisons régulièrement décriées en tout points. Plus basses, elles sont désormais équipées de pneumatiques bien plus imposants sur la largeur (405 mm contre 325 mm auparavant pour les trains arrière par exemple). Le diamètre reste néanmoins le même, à savoir 13 pouces. Cela aura un impact sur les performances, le manufacturier ayant promis plus d'adhérence (car la surface de contact entre le sol et la voiture augmente) mais aussi une meilleure durée de vie. Cela devrait permettre aux pilotes d'attaquer plus longtemps et de ne plus être obligé de lever le pied dès la fin de leur premier tour rapide de peur de désintégrer les gommes.

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D'un point vue encore plus technique, les différents changements concernant les ailerons et les autres éléments aérodynamiques du châssis ont permis aux ingénieurs de dessiner des moutures plus rapides et avec plus d'appui. Sans changer le type du moteur embarqué (V6 hybride), les monoplaces ont effectivement affiché des temps au tour nettement meilleurs lors des essais hivernaux. Si la vitesse de pointe est légèrement moins importante, elle est bien plus importante. Pour preuve : le meilleur temps durant les essais, réalisé par Räikkönen sur Ferrari, explose de plus de trois secondes celui de la pole position réalisée en conditions compétitives la saison passée (voir la vidéo ci-dessous). Si l'impact des arrêts aux stands devrait être moins important, reste à savoir si cela débouchera tout de même sur des dépassements en cours. D'après Lewis Hamilton, ils seront "compliqués".

2. Ferrari en mesure de concurrencer Mercedes

Est-ce la fin de l'hégémonie Mercedes ? À l'approche du premier rendez-vous australien, c'est un véritable jeu de poker-menteur qui se tramait dans le paddock. Personne ne semble vouloir assumer un quelconque leadership d'entrée de jeu. Chez Mercedes, qui domine largement la grille depuis trois saisons, on assure que Ferrari pourrait bien leur voler la vedette. "Je constate que les Ferrari sont les plus rapides pour le moment et je pense qu'elles seront assurément les favorites", dit Lewis Hamilton, couronné par trois fois.

Et pour cause : le Finlandais Kimi Räikkönen a donc été le plus rapide sur les deux semaines d'essais à Barcelone, avec un temps scratch en 1'18"634. Son coéquipier Sebastian Vettel a réussi le deuxième chrono (1'19"024), avec des pneus légèrement moins performants que ceux de la première Mercedes, celle de la recrue Valtteri Bottas, auteur du troisième meilleur temps (1'19"438). Néanmoins, la différence entre les deux écuries reste faible, de l'ordre de six dixièmes de seconde. Ferrari peut d'autant croire à une bonne année, car son moteur semble faire (enfin) preuve d'une grande fiabilité, son grand défaut par le passé.

Il ne faudra peut-être pas trop compter sur Red Bull, aux résultats décevants en Catalogne. Mais peut-être s'agit-il d'un bluff pour mieux se révéler au grand jour ? À moins que Williams, motorisée par Mercedes, parvienne à créer la surprise pour s'ériger en troisième force.

La Ferrari de Kimi Raikkonen, à Barcelone lors des essais 2017
La Ferrari de Kimi Raikkonen, à Barcelone lors des essais 2017 Crédit : JOSE JORDAN / AFP

3. Ocon, meilleure chance française ?

Inutile de rêver : à moins d'une colossale surprise, la Marseillaise ne retentira pas cette année sur le podium. Ni pour les pilotes Romain Grosjean (Haas) et Esteban Ocon (Force India), ni pour l'écurie Renault qui, malgré l'arrivée d'un pilote de qualité (Nico Hülkenberg, ex-Force India) et la mise à disposition d'une enveloppe financière digne de ce nom pour le développement, devra encore se contenter du milieu de grille.

Cela n'empêchera pas les deux pilotes tricolores d'inscrire des points. Il y a fort à parier que le jeune Esteban Ocon sera le mieux placé pour finir dans le top 10 au volant de sa Force India rose, écurie qui ne cesse de progresser. Le jeune pilote de 20 ans n'avait pas laissé indifférent l'an dernier en arrivant en cours de saison chez la lanterne rouge Manor. Malgré son inexpérience, il avait su se montrer plus rapide que son coéquipier Pascal Werlhein, au point de lui chiper in extremis le baquet de Force India qui lui était normalement réservé. Quant à Romain Grosjean, de bons weekends sont à espérer même si la jeune américaine Haas risque d'être confrontée à des limites de développement préjudiciables sur le moyen-terme.

Esteban Ocon, Valtteri Bottas, Lance Stroll et Felipe Massa, à Melbourne le 23 mars 2017
Esteban Ocon, Valtteri Bottas, Lance Stroll et Felipe Massa, à Melbourne le 23 mars 2017 Crédit : SAEED KHAN / AFP
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