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F1 : pourquoi le retour de Renault en tant qu'écurie était inévitable

ÉCLAIRAGE - Simple motoriste depuis cinq ans, la marque française a officialisé son retour à 100% en Formule 1 avec le rachat de l'écurie Lotus qui était dans l'ère du temps depuis plusieurs semaines.

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F1 : pourquoi le retour de Renault en tant qu'écurie était inévitable Crédit Image : PETER PARKS / AFP | Crédit Média : Christian Ollivier / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Julien Absalon
Julien Absalon
et Christian Ollivier

Le 28 septembre dernier, Renault annonçait avoir lancé son processus d'acquisition de l'écurie Lotus. Un rachat qui a été officialisé un peu plus de deux mois plus tard, jeudi 3 décembre. Grâce à cette manœuvre, la marque française redevient une écurie de Formule 1 à part entière et les 400 salariés de la firme britannique peuvent respirer car les huissiers étaient en double file et les salaires payés dans l'urgence totale par le grand argentier Bernie Ecclestone puisque les comptes financiers de Lotus étaient au bord du précipice. Avec Renault, qui pourrait injecter 100 millions d'euros, le feux rouges repassent donc au vert.

Depuis cinq ans et la vente à Lotus de l'écurie qu'il vient justement de racheter, Renault avait simplement un statut de motoriste et fournissait notamment les unités de puissance des monoplaces de Red Bull. Une collaboration qui a débouché sur les quatre titres de champion du monde de Sebastian Vettel, de 2010 à 2013.

Renault ne supportait plus d'être en F1 sans avoir une écurie

Seulement, les relations se sont tendues dès lors que cette alliance a cessé d'être aussi fructueuse. "Je ne sais pas comment ils ont pu merder à ce point", avait publiquement critiqué dès la première course de la saison 2015 le directeur d'équipe de Red Bull Racing. Le PDG de Renault était alors sorti du bois quelques mois plus tard. "Malheureusement, quand nous gagnions, le nom de Renault n'était jamais mentionné. Et quand il y a un problème avec l'équipe, nous étions les premiers à être pointés du doigt", déplorait Carlos Ghosn. L'industriel français a ainsi considéré que son groupe ne pouvait plus seulement être un acteur médiatique de second plan dans une discipline qui lui sollicitait d'importantes ressources financières mais commençait à ternir son image d'ancien double champion du monde (2005 et 2006 avec Fernando Alonso).

Il n'y avait alors que deux possibilités pour Renault : abandonner la course ou passer la vitesse supérieure. Grâce à son bénéfice net de 1,890 milliard d'euros lors de l'exercice 2014, le groupe a pu se permettre de se réinstaller dans les sièges baquets de la F1. Un retour d'autant plus attendu qu'il a été rondement négocié par la marque au losange auprès des dirigeants de la discipline qui craignent chaque année de voir des écuries s'en aller. Selon Le Figaro, Renault a ainsi obtenu la garantie d'être considérée comme une "écurie historique", au même tire que Ferrari, Mercedes, McLaren, Williams et Red Bull, ce qui lui permet d'avoir des avantages financiers importants. De plus, un contrat d'une dizaine d'années est évoqué avec le lucratif partenaire Total.

Alain Prost avec Renault ?

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Pour ce nouveau départ, des personnalités importantes pourraient rejoindre les effectifs afin de mener à bien les objectifs sportifs. Le nom d'Alain Prost, actuellement impliqué dans le championnat électrique Formule E avec e.dams, circule pour un poste de manager. Moins connu du grand public, il est également question de Frédéric Vasseur, fondateur de l'écurie ART Grand Prix qui a notamment révélé Nico Rosberg et le champion du monde Lewis Hamilton en GP2, l'antichambre de la Formule 1.

La seule tache d'huile, c'est que Renault ne pourra pas compter sur Romain Grosjean. Le pilote français s'est engagé depuis plusieurs semaines avec les Américains de Haas, qui font en 2016 leur grande entrée dans le monde de la F1. Le duo de pilotes sera vraisemblablement composé de l'expérimenté vénézuélien Pastor Maldonado et du novice britannique Joylon Palmer. Un tandem que les autres écuries n'envieront sans doute pas. De toute façon, Renault a prévu d'attendre trois ans avant d'être compétitif.

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