2 min de lecture Dopage

Dopage : la suspension d'un an du boxeur Tony Yoka confirmée

Dans son ordonnance, le Conseil d'État a fustigé la "légèreté du comportement" du sportif de 26 ans, qui s'était soustrait à ses obligations de localisation.

Le boxeur Tony Yoka en octobre 2017
Le boxeur Tony Yoka en octobre 2017 Crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Coup dur pour Tony Yoka. Le jeune boxeur français a vu sa suspension d'un an confirmée mardi 14 août par une arrêt du Conseil d'État. Dans son ordonnance, l'instance d'appel est allée dans le sens de la sanction prononcée fin juin par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) contre le sportif, reconnu coupable de trois défaillances, en l'espace d'un an, concernant ses obligations de localisation.

"La légèreté du comportement de M. Yoka qui, sportif averti, particulièrement informé de l'importance du contrôle antidopage, ne pouvait ignorer dès le premier avertissement les conséquences de son incurie, ne permet pas de regarder comme sérieux le moyen tiré de ce que la sanction de suspension d'un an serait disproportionnée", écrit le juge du Conseil d'État.

La poursuite de la "Conquête" du boxeur de 26 ans, qui affiche l'ambition de devenir le premier Français champion du monde chez les pros dans la catégorie reine des lourds, semble donc plus que compromise, au moins jusqu'à fin juin 2019. Dans son plan de carrière très scénarisé, soutenu par son partenaire et diffuseur Canal+ avec qui il a signé en 2017 un contrat d'exclusivité estimé entre 8 et 10 millions d'euros, Tony Yoka devait marcher inexorablement vers les sommets de la discipline.

Une erreur évitable

Mais c'est sur un principe élémentaire qu'il a baissé la garde : les règles de localisation pour les contrôles antidopage inopinés qui s'appliquent à tous les sportifs de haut niveau. Le boxeur a manqué à trois reprises, en moins d'un an, de juillet 2016 à juillet 2017, à l'obligation de livrer une adresse sur un créneau d'une heure par jour... et de s'y trouver si un contrôleur antidopage se présente.

À lire aussi
Alberto Salazar en 2015 athlétisme
Les infos de 12h30 - Nike touché par un scandale de dopage

En décembre, il avait écopé d'une suspension clémente, douze mois avec sursis, devant la Fédération française de boxe (FFB) mais l'AFLD, soucieuse de faire respecter le code mondial antidopage, avait repris le dossier et prononcé la peine prévue dans le code mondial de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

J'ai envie de boxer dans mon pays

Tony Yoka
Partager la citation

"J'assumerai toutes les conséquences", avait expliqué le champion olympique, avant de concéder que "être absent des rings un an ou deux ans, ce serait très dur pour moi", "un coup d'arrêt". "On me parle de boxer à l'étranger parce que ce ne serait pas régi par les règles de l'AFLD. Moi, ça ne m'intéresse pas. J'ai toujours dit que, même si je ne m'entraînais pas en France et que j'allais chercher de l'expérience aux États-Unis, j'ai envie de boxer dans mon pays", avait-il assuré.

"Maintenant, Tony a une période qui va être un peu compliquée, il va falloir s'occuper sportivement. Je sais qu'il va faire du sparring-partner. C'est une période qui peut être courte : il va recombattre en juin de l'année prochaine, il va falloir occuper les six prochains mois et après on sera dans l'approche du retour. Ce qui est un peu malheureux, c'est pour le reste de la 'Team Solide' qui sont en contrat de promotion avec Tony", a expliqué son avocat Arnaud Péricard.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Dopage Boxe Justice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants