8 min de lecture Divertissement

Johnny Hallyday : l'abbé de la Morandais se souvient des derniers instants du chanteur

Invité pour parler de la Madeleine, l'homme d'Église se remémore la nuit où il a donné les derniers sacrements à la star.

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À la Bonne Heure ! du 28 mai 2020 Crédit Image : Bertrand GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
David Buron

Ce matin dans l'émission de Stéphane Bern l'église de la Madeleine (Paris 8e) était à l'honneur. L'occasion de revenir sur l'histoire mouvementée de ce monument, qui faillit être: une banque, un opéra, un tribunal de commerce... et qui, aujourd'hui, sert régulièrement à rendre un dernier hommage aux grandes personnalités. De Chopin à Johnny Hallyday, en passant par Dalida, Thierry Le Luron et Henri Salvador, de nombreuses funérailles d'artistes s'y sont déroulées. 

C'est l'abbé Alain Maillard de la Morandais, que l'on surnomme "le curé des stars", qui était au téléphone avec Stéphane Bern pour évoquer cet aspect de l'édifice. Au détour de la conversation, l'homme d'Église a évoqué les derniers instants de Johnny, à qui il a donné l'extrême-onction dans la nuit du 6 décembre 2017, à son domicile de Marnes-la-Coquette: "Dans les derniers instants, il a levé un doigt vers le ciel, (...) j'ai interprété ça comme une sorte d’espérance d'aller vers l'éternité."

Le nouveau jeu de Stéphane Bern

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un nouveau jeu qui vous emmène des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... avec des stars que nous prenons chaque jour au téléphone pour débriefer vos réponse !

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

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Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30, sur RTL, pour une émission spéciale confinement.

Énigme n°1

"C’est un chanteur immense disparu tragiquement et comme toujours, dans ces cas là, trop tôt, que j’aimerais vous faire deviner
Ses origines trouvent leurs racines dans le Sud. Famille mi niçoise, mi italienne. Mais c’est en Nouvelle Calédonie qu’il passe une partie de son enfance où son père, ingénieur, avait été nommé.
Il reviendra à Paris pour entreprendre à la Sorbonne des études d’ethnologie et d’archéologie.
Mais, tout intellectuel qu’il soit, il éprouve aussi une passion pour le jazz. Il est d’ailleurs un excellent bassiste qui aura l’occasion notamment d’accompagner Nancy Holloway.

« Pour oublier qu’on s’est aimé », c’est la face A du premier 45 tours qu’il enregistre en 1963. Et sur la face B, la chanson s’appelle Irréparable. Si je vous dis ça sans plus de précisions, ça ne vous avancera peut-être pas beaucoup. Alors je précise : cette chanson deviendra un tube chantée par une chanteuse et sous un autre titre. Le titre, c’est Un ano de amore et on peut l’écouter par Luz Casals puisqu’on l’entend dans le film "Talons Aiguilles" d’Almodovar:

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Luz Casal Un año de amor

Mais comme je suis bon prince, je peux vous faire aussi la version française mais par … Dalida:

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Dalida - C'est irréparable



Les propres succès de cet auteur compositeur vont venir par la suite. De très gros succès et une sorte de malentendu puisqu’on le classera souvent parmi les chanteurs dits «  rigolos » ce qui, assurément, ne correspondait ni à son souhait ni à sa nature.
Et si les paroles de ces tubes étaient drôles, c’était sans doute qu’il recherchait dans les mots une sonorité qui fut compatible avec le rythme du jazz…
Il y aura par la suite un autre immense succès, celui d’une chanson éternelle qui correspondait probablement plus à ce qu’ voulait faire, une chanson dans laquelle il dit :

Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années

Malheureusement sa vie fut plus courte. Le 13 août 1998, il se suicide dans un champ de blé.
Quelques semaines auparavant, il avait accordé une interview à Match. On y sentait sa solitude, peut-être son angoisse, à coup sûr son insatisfaction. Ecoutez ce qu’il disait : «  je suis un martien, je n’ai pas un seul ami dans le show business, je ne connais personne …je n’ai aucune affinité avec ce milieu » et il conclue ainsi : «  s’il y a quelque chose après la vie, vivement que ça arrive, ça doit être fantastique » …
Salut l’artiste …

Qui est ce chanteur auteur de chansons que vous connaissez tous ?"

La réponse: Nino Ferrer. 
Au téléphone pour en parler avec nous: Arthur Ferrari, le fils de Nino Ferrer. 

Nino Ferrer
Nino Ferrer

Énigme n°2

"Pour être fidèle à la personnalité dont j'ai envie de vous parler, transportons nous en Normandie. C'est là le cadre de la plupart de ses fictions et c'est surtout la région où il est né et où il a grandi. Lorsqu'au pensionnat il souffrait de l'enseignement rigoureux dispensé par les prêtres, il lui arrivait souvent de s'évader par la pensée et de s'imaginer en haut de ses chères falaises d'Etretat. Tout au long de son existence, ce grand écrivain fera preuve d'un insatiable appétit pour la liberté et pour la vie en général. Ce qui explique aussi, sans doute, sa disparition précoce…
Je vous le disais, notre ami naît dans la région de Dieppe, dans ce qu'on l'appelle alors la Seine-Inférieur, en 1850. La famille est aisée mais peu unie : le père, volage, disparaît rapidement et c'est sa mère qui l'élève. L'influence de  cette femme, dépressive mais très cultivée, est déterminante : d'abord elle familiarise son fils avec les grands romanciers, y compris Shakespeare, et plus tard, elle lui présente Gustave Flaubert, l'un de ses amis. L'auteur de Madame Bovary aura, lui aussi, une ascendance positive sur notre sujet… 
Dans les années 1870, le jeune homme ne répond pas tout de suite à sa vocation d'artiste. Il est d'abord commis dans différentes administrations, puis journaliste. Mais c'est d'écriture dont il a envie, d'autant plus que, « montée » à Paris, il fréquente Zola, Huysmans et les frères Goncourt. En 1880, dans un recueil collectif, il publie sa première nouvelle : une sorte de satire sociale qui remporte un grand (très grand!) succès. Flaubert, encore lui, parle de « chef d’œuvre » et le jeune auteur signe sur le champ un contrat d'édition. Sa carrière sera brève, dix ans à peine, mais prolifique : jusqu'en 1893 il écrit pas moins de 300 nouvelles et six romans ! Sa prose est concise, efficace, naturaliste. Certains crient au « simplisme », d'autres, au contraire, jugent son œuvre « ultra moderne »… à en croire les adaptations cinés et télés dont il fait encore aujourd'hui l'objet, on est tenté de dire que ce sont les seconds qui avaient raison…

Comme je vous le disais au début de l'énigme : la vie de notre artiste fut courte. Il s'éteint à l'âge de 43 ans seulement, rongé, semble-t-il, par la syphilis. C'est que tout au long de sa vie, il aura fait preuve d'un amour immodéré pour les femmes, y compris celles dites « de petite vertu ». Mais pas question ici de juger le grand homme, dont vous avez forcément étudié l'une des œuvres, au collège ou au lycée. Après tout, il avait prévenu lui-même l'une de ses amies : « Je suis entré dans la littérature comme un météore, j’en sortirai comme un coup de foudre ! »"


La réponse: Guy de Maupassant.
Au téléphone pour en parler avec nous: L'écrivain Harold Cobert, auteur du roman Belle-amie (disponible en poche): une suite et un bel hommage au célèbre roman de Maupassant. 

Belle-Amie
Belle-Amie Crédit : Disponible en poche

Énigme n°3

"Allez pour cette énigme, nous allons prendre le large … Hissez haut Santiano …Ne vous trompez pas ça n’est pas Hugues Auffray qu’il faut deviner, mais un homme de la mer, un des plus célèbres de l’histoire de France.
Il fut un enfant insupportable. Enfant, pour s’évader de l’école, il avait mordu férocement le pied d’un prêtre. Ses parents avaient l’habitude. Il rentrait chez lui, les vêtements déchirés, le visage et les bras griffés. C’était un bagarreur, un têtu. Un jour, tandis que le maître de son école avait sorti le fouet pour le corriger,  il s’enfuit en courant. Il a ainsi marché dans la neige jusqu’à l’épuisement. Et il n’a du sa survie qu’à un marchand de poissons qui l’a retrouvé là, inanimé.

A 13 ans, cédant à sa demande, ses parents consentent à le laisser s’engager comme mousse sur un bateau. Il se fait remarquer par son courage et à 18 ans, à peine, il gagne ses galons d’officier. Comme aurait dit Renaud, ou presque, c’est pas l’homme qui prend la mer mais c’est la mer qui fait l’homme.
Son baptême du feu, il l’aura en 1792, en pleine révolution, contre les anglais. Mais sur l’océan indien. Avec une petite flottille il parvient à vaincre deux gros bâtiments anglais, armés de plus de cinquante canons. C’est s première victoire. Et elle est très  belle …
Mais son plus beau fait d’arme aura lieu le huit ans plus tard, le 7 octobre 1800. C’est un véritable exploit qu’il va accomplir avec ses fidèles marins, l'abordage du Kent, un puissant vaisseau de la Compagnie britannique des Indes orientales dont l’équipage compte 400 hommes. Le combat  est rude : les corsaires montent à l'abordage et engagent la bataille sur le pont, un Français contre trois Anglais. Malgré cette inégalité, la victoire est française. Et grâce à elle, il acquerra la gloire et la richesse

Jugées avec nos yeux d’aujourd’hui, ses missions ne feraient sans doute pas rêver. Il fut surtout payé pour aller chercher des esclaves à l ‘autre but du monde. Il en a vu mourir des dizaines pendant les traversées. Autre temps autre mœurs. Ce qu’on retient aujourd’hui de lui c’est qu’il fut un incroyable meneur d’hommes. Il aurait fait, comme on dit aujourd’hui, un excellent manager.


J’oubliais un indice de taille. Ce marin dont il faut trouver le nom était ce qu’on appelle un corsaire. On l’a même surnommé le roi des Corsaires. Qui est cet homme de la mer, né à Saint Malo que l’on appelait aussi, l’ogre du Bengale, le tigre des mers ou encore Gros Robert …"

La réponse: Le corsaire Robert Surcouf. 
Au téléphone pour en parler avec nous: L'écrivaine Malouine Agnès Martin-Lugand. 

Agnès Martin-Lugand
Agnès Martin-Lugand Crédit : LAURENT BENHAMOU/SIPA

Énigme n°4

"C’est un monument assez majestueux qui se trouve à Paris et dont on parle souvent malheureusement dans des circonstances tragiques, la mort de  grandes personnalités  que je voudrais vous faire découvrir maintenant.
Son histoire est pour le moins chaotique. Voici un monument dont la première pierre fut posée par Louis XV en personne. Mais la mort de son premier architecte, et les disputes qui déchirèrent ses successeurs font que lorsqu’éclata la Révolution, il en était pratiquement encore à l’état de projet.
On avait pourtant des idées sur sa destination. Certains voulaient installer en son sein la Convention nationale ; d’autres y abriter l’opéra jusqu’à ce qu’un décret de 1806 en fasse le siège de la banque de France, du tribunal de commerce et de la bourse de Paris.
Peine perdue, le décret ne fut jamais appliqué car la même année, l’Empereur Napoléon 1er décida de transformer le lieu en un temple à la gloire des armées françaises.
Je vous lis le texte parce qu’il en dit beaucoup sur ce que peut être un pouvoir personnel et le culte de la personnalité : 

“Le Monument dont l'Empereur vous appelle aujourd'hui à tracer le projet sera le plus auguste, le plus imposant de tous ceux que sa vaste imagination a conçus et que son activité prodigieuse sait faire exécuter. C'est la récompense que le vainqueur des Rois et des Peuples, le fondateur des empires, décerne à son armée victorieuse sous ses ordres et par son génie. La postérité dira : il fit des héros et sut récompenser l'héroïsme.”

Patatras, le style et l’emphase n’ont pas suffi … le projet fut abandonné après la retraite de Russie en 1812.
Louis XVIII voulait en faire une église dédiée au souvenir de Louis XVI et de Marie Antoinette, mais c’est Louis Philippe qui, après avoir songé à en faire une gare, consacra sa destination d’église. Le bâtiment ne fut inauguré qu’en 1845 et il est devenu de Chopin à Johnny, le lieu dans lequel sont organisées les funérailles des gens du spectacle. .
Quelle est cette célèbre église parisienne ?"

La réponse: L'église de la Madeleine. 
Au téléphone pour en parler avec nous: L'abbé de la Morandais. 

Un portrait géant accroché sur la façade de l'église de la Madeleine, le 9 décembre 2017
Un portrait géant accroché sur la façade de l'église de la Madeleine, le 9 décembre 2017 Crédit : Bertrand GUAY / AFP
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