8 min de lecture Divertissement

Roberto Alagna : "L'opéra n'a jamais été aussi populaire qu'aujourd'hui"

Invité de Stéphane Bern ce mercredi matin dans "A La Bonne Heure", le célèbre chanteur lyrique partage sa passion pour l'opéra et explique à quel point cette musique est intemporelle...

Micro générique Switch 245x300 À la Bonne Heure ! Stéphane Bern
>
Roberto Alagna : "L'opéra n'a jamais été aussi populaire qu'aujourd'hui" Crédit Image : AFP / Stéphane de Sakutin | Crédit Média : Germain Sastre | Date :
La page de l'émission
Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Ce mercredi matin, Roberto Alagna était l'invité de Stéphane Bern par téléphone ! Pendant l'émission, le chanteur lyrique a d'abord tenu à rassurer ses fans : Le 19 septembre prochain, l'opéra Carmen de Georges Bizet aura bien lieu au Stade de France. Il y tiendra le rôle de Don José, Carmen sera interprétée par Béatrice Uria Monzon, et Micaeala, la femme que Don José a délaissé pour Carmen, par sa compagne à la ville Aleksandra Kurzak. 

Un spectacle grandiose qui se tiendra devant 50.000 spectateurs. "Pour le moment c'est maintenu et j'en suis heureux parce que ça sera un événement assez formidable de donner cet opéra populaire et en même temps savant au plus grand nombre", explique Roberto Alagna.

Ce show impressionnant est également une façon de démolir les préjugés que certains peuvent avoir sur l'art lyrique : "L'opéra était la musique populaire de son époque. Et comme c'est une musique qui est composée par des génies, elle est intemporelle, elle est toujours populaire et je pense que l'opéra n'a jamais été aussi populaire qu'aujourd'hui. Même dans sa grande époque d'or", affirme Roberto Alagna.

En plus de trente ans de carrière, le chanteur lyrique a largement contribué à rendre son art populaire : "J'ai partagé ma passion. j'ai essayé de toucher le plus grand nombre, sous toutes ses formes en utilisant aussi la technologie moderne, c'est-à-dire les streamings, l'opéra au cinéma, les disques, les DVD, etc. Je crois que grâce à tout ça, cet art lyrique est toujours vivant. Il n'est jamais démodé, il avance, et il a encore de beaux jours devant lui", conclut-t-il.

À lire aussi
Titoff dans "Les Grosses Têtes" titoff
L'été des Grosses Têtes du 18 juillet 2020

Nous vous proposons de (re)découvrir cette séquence dans son intégralité ci-dessus...

Les énigmes de "A La Bonne Heure !"

Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement. 

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

C’est un opéra qu'il faut découvrir maintenant. Un opéra dont le compositeur est mort un 3 juin, le 3 juin 1875 c’est à dire il y a exactement 145 ans...

Que trouve-t-on dans cet opéra ? Tout. L’amour. La trahison. La mort. Le crime passionnel. La pègre. Les soldats. Les toros et les toreros. L’odeur du cigare. Le parfum de la sensualité faite femme. La liberté faite femme aussi. L’exotisme. L’érotisme. Les robes longues des Gitanes. Les ruelles sombres. Les montagnes propices aux contrebandiers. La fièvre. Ici, c’est quand on dit "je t’aime" qu’il faut prendre garde à soi…

Son héroïne, celle qui donne le nom à cet opéra, ensorcelle les hommes et enrage les femmes. On se bat pour elle et quand elle devrait aller en prison, un brigadier la laisse s’enfuir. Il est fou d’amour pour elle. Mais elle, elle préfère aller danser pour séduire une sorte de bad boy. Un torero. Le brigadier fou d’amour devient fou de jalousie. Il lui fait une scène. Elle lui dit qu’il ne l’aime pas assez. Qu’il ne serait pas capable de jeter son uniforme pour la suivre dans les montagnes. "Pas capable, eh bien regarde !"


Et voici les fuyards. Il l’a suivi. Il a tout abandonné pour elle. Et pourtant, elle ne l’aime toujours pas. Ou alors, elle ne sait pas l’aimer… Et quand le torero qui a connu le triomphe s’avancera vers elle et la prend à son bras, c’en est trop. Le poignard du brigadier s’enfonce dans le cœur de la belle.


Et puis il y a cette musique, à la fois savante et populaire, cruelle et raffinée comme on l’a dit qui a su passer les années sans jamais se détourner du succès.

Son compositeur ne le saura pas. L’opéra est représenté pour la première fois au mois de mars 1875. Il n’est accueilli que par un succès d’estime. Son auteur meurt trois mois plus tard. Comment lui apprendre que son opéra est, aujourd’hui encore, le plus joué au monde ?

Et d’ailleurs de quel opéra s’agit-il ?


Réponse : Carmen de Georges Bizet (1875).

Au téléphone : Le chanteur lyrique Roberto Alagna.

Énigme n°2

Même si elle a disparu il y a maintenant trente-quatre ans, la personnalité dont il faut trouver le nom reste un mystère. Quelles étaient ses réelles motivations ? Difficile à deviner…

De son vivant, elle déchaîna les passions et les haines mais aujourd'hui elle semble être devenue comme un objet de fantasme. Madonna lui a consacré un film en 2012 et on dit que la merveilleuse Cate Blanchett l'incarnera bientôt au cinéma. Quel succès ! Elle qui aimait tant être sous les feux des projecteurs aurait adoré ce regain de notoriété…

Ses débuts dans l’existence sont pourtant chaotiques. Lorsqu'elle naît en juin 1896, en Pennsylvanie, son père est déjà mourant et tout le monde sait qu'elle a été conçue hors mariage, ce qui, en ce temps là, n'est pas du meilleur effet ! Élevée par sa mère et soutenue financièrement par son oncle, la petite fille ne connaît pas une enfance vraiment malheureuse mais elle en gardera toujours une hantise de la précarité. Dès qu'elle atteint l'âge de se marier, elle se met donc en quête d'un mari fortuné, cela va de soi ! 

Le premier homme sur qui elle jette son dévolu est un officier de marine. Il y a peu d'amour entre eux mais c'est avec lui qu'elle découvre l'Extrême Orient et notamment la Chine où, selon certains biographes, elle s'initie à l'art des massages érotiques. Une fois rentré au bercail, le couple divorce et la jeune femme se remarie aussitôt avec un meilleur parti : le dirigeant d'une grande entreprise maritime ! Celui-ci l'emmène vivre à Londres et tous deux ne tardent pas à se mêler à la bonne société anglaise. Parmi les "Lords" et les duchesses, la fraîcheur et le franc-parler de la jeune femme font mouche. Et c'est justement lors d'une de ces soirées très chics et très bien fréquentées qu'elle fait « la » rencontre qui bouleverse sa vie.. et celle d’un pays tout entier…

La suite de l'histoire ? Malheureusement je ne peux vous la dire, sous peine de vous donner la réponse à mon énigme. Sachez juste qu'après cette rencontre, notre aventurière « re-divorce » et se marie pour la troisième fois ! Mais cette fois l'idylle ne passe pas inaperçue : elle provoque la crise majeure d’une institution qui semblait inébranlable et fait la Une de la presse dans le monde entier.

Décidément, 80 ans avant Meghan, les américaines avaient déjà le chic pour semer la zizanie à Buckingham…

Réponse : Wallis Simpson.

Au téléphone : Le spécialiste de la famille Royale et de l'Angleterre Marc Roche.

Énigme n°3

Il aurait eu 98 ans aujourd’hui. Malheureusement, il nous a quitté, il y a déjà 6 ans, c’était le 1er mars 2014. C’est d’un immense metteur en scène que je vous parle. Mais qui est-il ?

C’est un breton du Morbihan. Son père a été le maire de Tréflean pendant près de 30 ans. Et il fait partie de ces artistes, allez je le dis, de ces cinéastes, il y en a d’autres, dont le père était pharmacien.

Il a d’abord voulu être acteur. Il s’inscrit aux cours Simon. Il a même été figurant dans Les Visiteurs du soir de Carné, mais sur les conseils d’une amie, il se présente au concours de l’IDHEC, cette école qu’on appelle aujourd’hui la Femis, section montage.

Il réalise d’abord un court métrage consacré à Van Gogh qui obtiendra l’Oscar du court métrage deux bobines (deux bobines, c’est 18 minutes) puis des documentaires dont l’un d’eux deviendra un document de référence sur les atrocités de la deuxième guerre mondiale

Son premier film de fiction diffusé (le vrai premier ne l’a jamais été, il a été perdu) sera présenté hors compétition à Cannes et divisera la critique. Un grand auteur de théâtre, Marcel Achard pour ne pas le nommer, s’écrie : "C’est de la merde !" Un autre, Max Favalelli qui deviendra célèbre dans les années 70 avec le jeu Les chiffres et les lettres répond : "C’est du pur génie !" Laissons peut-être la conclusion à Louis Malle selon qui "ce film a fait faire un bond dans l’histoire du cinéma".

Ce film, en réalité, signe le début de sa collaboration avec des romanciers de l’école du nouveau roman. La première (celle de ce film qui a tant divisé) était Marguerite Duras le deuxième sera Alain Robbe-Grillet pour un film dans lequel on apprend un jeu qui se joue avec des allumettes et qui restera célèbre sous le nom de jeu de Marienbad.


Si l’on regarde bien son œuvre, on s’aperçoit qu’elle est faite à la fois d’une grande unité et d’expérimentations, et sur la forme et sur le fond. Il montre qu’on peut poursuivre des recherches esthétiques et formelles, en engageant Jean Paul Belmondo pour le rôle titre. Mettre en images en racontant plusieurs histoires de fuite, les théories du Pr Henri Laborit, ou détourner le genre de la comédie musicale en mêlant des chansons existantes à des dialogues de la vie quotidienne.

Il est le seul cinéaste dont trois films ont obtenu le César du meilleur film. Qui est cet immense metteur en scène ?



La réponse : Le réalisateur Alain Resnais.
 
Au téléphone : Le comédien Pierre Arditi qui a tourné dans quasiment tous les films du cinéaste disparu en 2014.

Énigme n°4

Parlons cinéma à présent. Et c'est une personnalité que vous devez trouver...

Quand on tape le nom de cette personnalité dans Google, la première info que vous propose le moteur de recherche, c'est sa taille ! C'est un peu vexant, anecdotique même et pourtant : sans vouloir faire de "psychologie de comptoir", la relative petite taille de cet homme explique sans doute beaucoup de choses. 

C'est peut-être ce qui lui a donné cette "niaque", cette envie de toujours se dépasser qui font que, 40 ans après ses débuts, il reste au "top". Les années 2000 ont été fatales aux Stallone, Schwarzenegger et autre Bruce Willis, qui n'ont pas su se renouveler. Lui, il, a pris sa carrière en mains, n'a pas hésité à se moquer de lui-même et surtout : il a multiplié les genres ! Une volonté sans faille, associée à des choix judicieux : elle est peut-être là la clé du succès…


Les qualités de stratège de ce comédien sont visibles dès 1986 ! Cette année là, il devient une star mondiale grâce à deux films on ne peut plus différents l'un de l'autre. Le premier est un "action movie" primaire, mêlant intrigue militaire et histoire d'amour, alors que le second est réalisé par Martin Scorsese et compte Paul Newman au casting ! Film grand public et film d'auteur : L'acteur joue brillamment sur les deux tableaux. Une recette gagnante qu'il ne va cesser de répéter… par la suite on le voit aussi bien chez Tony Scott que chez Oliver Stone, auprès de Dustin Hoffman comme de Brad Pitt, il prête ses traits au Aladin de Disney et se paie le luxe de participer au dernier chef d’œuvre de Stanley Kubrick ! En résulte l'un des CV les plus éclectiques et les plus brillants de l'histoire du cinéma.

Ces dernières années, pressé par le temps peut-être, l’acteur s'est recentré sur le blockbuster estival. Il faut dire qu'il y accompli des prouesses dont peu de comédiens sont capables ! Tel notre Jean Paul Belmondo, naguère, refusant les doublures et les effets spéciaux on l'a vu escalader la plus haute tour du monde, s'accrocher à un avion en plein décollage et piloter lui-même un hélicoptère en péril. Son nouveau projet, complètement fou, il l'a annoncé la semaine dernière : il compte bientôt mettre en chantier le premier film d'action réalisé dans l'espace ! Décidément aucune mission ne lui semble impossible…
Qui est cet acteur de petite taille et de grand talent ? 



 
Réponse : Tom Cruise.
 
Au téléphone : Le journaliste cinéma de RTL, Stéphane Boudsocq.

Lire la suite
Divertissement Stéphane Bern Famille royale
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants