9 min de lecture Divertissement

J.K. Rowling ("Harry Potter") : L'art de cultiver le secret

Ce mardi matin Stéphane Bern et Laurent Marsick sont revenus sur l'extraordinaire succès de la saga "Harry Potter" imaginée par J.K. Rowling...

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J.K. Rowling ("Harry Potter") : L'art de cultiver le secret Crédit Image : Nils Jorgensen/REX/Shutterstock | Crédit Média : Germain Sastre | Date :
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Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

7 tomes publiés dans 200 pays et traduits dans plus de 80 langues, plus de 500 millions d'exemplaires vendus dans le monde - dont 28 millions en France : Le succès de la saga Harry Potter est colossal ! Une histoire publiée pour la première fois en 1997 et tout droit sortie de l'imagination Joanne Rowling, plus connue sous les noms de plumes J. K. Rowling et Robert Galbraith. 

La romancière anglaise originaire de Yate et issue d’une famille modeste a été élue "Femme la plus influente de Grande-Bretagne" par les principaux éditeurs de magazines en 2010. Avec une fortune estimée à plus de 95 millions de dollars (plus de 80 millions euros), la "mère" de Harry Potter fait même partie du cercle très privé des auteurs les plus riches au monde, selon le magazine Forbes

Retour sur cet incroyable succès avec Stéphane Bern et Laurent Marsick, spécialiste de la littérature jeunesse pour RTL...

Les énigmes de "A La Bonne Heure !"

Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement. 

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Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

L'immense Vladimir Nabokov (l'auteur de Lolita, entre autre) disait que l'on reconnaît un grand écrivain à ce qu'il est à la fois "conteur, pédagogue et enchanteur". Si l'on s'en tient à cette définition, la personnalité dont je vais vous parler est, à coup sûr, un grand écrivain ! Il y a 23 ans, un 26 juin précisément, elle posait la première pierre d'un univers qui Mais voici comment tout cela a commencé…

Elle n'a que 25 ans lorsque, pour la première fois, elle ébauche le récit qui fera d'elle une star. Elle se trouve alors dans un train reliant Manchester à Londres et comme elle le dit elle-même : L'idée de cette histoire lui "tombe dessus" comme par surprise ! Les trouvailles se bousculent dans sa tête, mais elle n'a pas de stylo et le trajet dure. Quatre longues heures ! Une fois chez elle, la jeune femme s'empresse de tout consigner sur des fiches qu'elle range dans des boîtes à chaussures. Il n'y a pas encore de « lignes directrices » mais une grande partie de l'univers est déjà en place…

Cinq plus tard, changement de décor : C’est  à Édimbourg désormais qu’elle vit et qu’elle se trouve en bien mauvaise posture. Elle vient tout juste de se séparer d'un mari violent et, sans les aides de l’État, elle ne pourrait subvenir à ses besoins ni à ceux de sa fille. Plus tard, elle dira avoir été "aussi pauvre qu'on peut l'être en Grande Bretagne, sans être SDF". Les temps sont durs, la dépression guette et, pourtant, elle s'accroche à cette idée de roman qui dort dans les fameuses boîtes à chaussures. Avant de trouver un travail à plein temps, elle décide de l'écrire ce livre ! Après tout qu’est-ce qu’elle a à perdre ?

En 1997, après 12 refus, un nouvel éditeur qui se lance dans la littérature jeunesse accepte enfin de publier son manuscrit. Il ne lui demande qu'une seule chose : qu'elle troque son joli prénom contre de simples initiales car, dit-il, "les petits garçons ne voudront jamais d’un livre écrit par une femme"...

La suite, comme on dit, appartient à l'Histoire. Ce premier livre sera suivi de six autres qui se vendront à plus de 500 millions d'exemplaires. Aujourd'hui elle est devenue l'une des femmes les plus puissantes de son pays mais elle n'en oublie pas pour autant ses débuts difficiles et reverse, chaque année, une grande partie de sa fortune à de nombreuses associations caritatives.


Vous l’avez reconnue ? Qui est cette femme et quel est le nom du personnage emblématique qu’elle a créé ?


Réponse : J.K. Rowling, l'auteure de la saga Harry Potter.

Au téléphone : Le journaliste RTL spécialisé dans la littérature jeunesse, Laurent Marsick.

Énigme n°2

Voici une histoire extraordinaire... Celle d’un vol mais pas d’un vol habituel. Le vol d’un cœur. Rien moins que ça. Et il faut deviner à qui appartenait ce cœur qui, vous allez le voir, a connu bien des vicissitudes...

Tout commence en 1795 à la prison du Temple. Il y a là un petit prisonnier qui souffre dans sa geôle. Sa maigreur devient préoccupante. On appelle le médecin en charge de sa santé. Mais celui-ci a la mauvaise idée de mourir. Nous sommes le 1er juin. On désigne son successeur, le Dr Philippe Jean Pelletan. Il est médecin à l’hôtel Dieu, révolutionnaire et ambitieux. 

Un gardien lui signale l’état de santé du prisonnier. Mais Pelletan ne s’inquiète pas. Il répond : "Citoyen, l’état du malade ne peut être rendu très inquiétant par les circonstances que vous me détaillez". Joli diagnostic. Le petit prisonnier meurt le 8 juin. Et le lendemain, il y a donc 225 ans, jour pour jour, le susdit Pelletan arrive à la conciergerie pour pratiquer l’autopsie du cadavre. L’autopsie conclue à l’effet d’un vice scrofuleux existant depuis longtemps. Ils soupçonnent en réalité ce qu’on appellera plus tard, la tuberculose…


Les aides de Pelletant se retirent. Il est donc seul pour recoudre le cadavre mais avant de tout refermer, il s’empare du cœur du cadavre qu’il enveloppe dans un linge et met dans sa poche. On ne le fouille pas lorsqu’il sort et quand il arrive chez lui, il place le cœur dans un vase qu’il remplit d’alcool éthylique et le cache.

Il le cache bien ou il pense à autre chose, toujours est-il qu’il ne s’en préoccupe que 10 ans plus tard. L’alcool s’est évaporé et le cœur ne ressemble plus qu’à un petit morceau de cuir. Pelletan le place dans un tiroir, et un petit peu avant de mourir, peut-être guetté par le remord, il remet la relique à l’archevêché de Paris qui se promet de le donner au souverain Charles X… Pas de chance, le roi est renversé par la révolution de 1830. 

Le petit fils de Pelletan en profite pour aller fouiller l’évêché. Il retrouve le cœur. Le lègue à un architecte. Et il se retrouve entre les mains d’un représentant du Duc de Madrid , prétendant au trône de France. L’aventure ne s’arrête pourtant pas là. Pendant la guerre de 40, le cœur se retrouve en Italie emporté par la fille du Duc, la princesse Massimo et finalement depuis maintenant 20 ans, il se trouve là où il aurait toujours du être, à Saint Denis.


Notez qu’une étude ADN a montré que ce cœur appartenait bien à cet enfant mort au temple. Mais de qui s’agit-il ?

Réponse : Le vol du cœur de Louis XVII.

Au téléphone : Le médecin légiste Philippe Charlier. Il est également archéologue, anthropologue et directeur de la recherche et de l'enseignement du Musée Branly à Paris.

Énigme n°3

On peut être l’aîné de son jumeau. C’est le cas de la personne dont il faut trouver le nom. Il s’agissait en effet de jumeaux dizygotes ou bivitellins – ce qu’on appelle communément des faux jumeaux. Celui-ci est né trois jours avant son frère. Tout cela se passait dans l’Yonne. Il est donc l’aîné mais cela ne présente pas un intérêt fou. Ce n’est pas en tout cas pour cette raison que ce personnage est devenu célèbre.


Son père était receveur des Postes à Joigny où il a grandi et où il a montré très vite de fortes capacités intellectuelles. On dit qu’à 5 ans, il lisait aussi bien qu’un enfant qui avait terminé l’école primaire. Mais s’il était doué pour les études, on le remarquait aussi pour ses comportements un peu bizarres. Il lui est arrivé, par exemple, à l’école, de lancer un poignard sur une porte, tout près d’un élève qui se trouvait là ou de tirer un coup de feu dans le plafond d’une classe. On peut le dire sans risque de se tromper : on le regardait avec méfiance…

Né à la fin du 19e siècle, il est attiré par la médecine. Mais la guerre de 14 est déclarée et il devance l’appel. Il sera d’ailleurs assez sérieusement blessé au pied par une grenade. Une première fois renvoyé au front il est finalement réformé pour troubles psychiatriques.
Le revoilà en fac de médecine. Il passe sa thèse, mention très bien, s’installe dans l’ Yonne où il devient maire puis conseiller général de Villeneuve. Un notable quoi. Enfin presque. 

Parce que comme lorsqu’il tirait des coups de feu à l’école, ses sortes de démons ne le quittent pas. C’est ainsi qu’il sera privé de tout mandat, pour avoir trafiqué son compteur électrique. On trouvera plus tard aussi qu’il s’est bien servi de son séjour en hôpital psychiatrique. Au fond, il est un ancien interné des hôpitaux. Il suffit de faire disparaître l’accent du é et vous voici ancien interne. Pas bête ! 

Mais, évidemment pour mener ce genre de combines, mieux vaut rester anonyme. Et de ce point de vue, la province c’est trop dangereux Le voici donc qui monte à Paris où il s’installe.
Il habite rue Caumartin mais ouvre son cabinet dans un hôtel particulier qu’il a acheté dans le 16e arrondissement entre l’avenue de la grande armée et l’avenue Foch. C’est au 21 rue le Sueur. C’est de cet hôtel particulier que le 9 mars 1944, s’élève une épaisse fumée d’où s’échappe une odeur épouvantable. Ainsi commence ou se termine l’affaire qui porte le nom de ce médecin .

Au procureur qui lui demandera, le jour de son exécution de dire sa vérité, il répondra : "Je suis un voyageur qui part avec ses bagages". De qui s’agit-il ?



La réponse : Marcel Petiot.
 
Au téléphone : L'historien Claude Quétel, auteur de L’effrayant Dr Petiot chez Perrin. Il a également été directeur de recherches au CNRS.

Énigme n°4

Commençons cette énigme par trois dates. Trois dates importantes pour la ville dont il faut deviner le nom... La première date c’est il y a exactement 360 ans, le 9 juin 1660 ; la deuxième, c’est 1854 ; la troisième le 7 mars 1875.


Reprenons ces dates une par une :

9 juin 1660. Ce jour là signe la fin d’un conflit armé puis diplomatique qui oppose la France et l’Espagne depuis 25 ans.
Mazarin qui est Premier ministre et qui voit ses économies non pas disparaître, il en a mis beaucoup de côté, mais s’affaisser un peu à cause d’un conflit qui coûte cher, très cher, cherche une solution pacifique. Et quoi de mieux pour sceller la paix qu’un mariage ?
Il se trouve qu’à 22 ans, le roi de France n’a pas encore d’épouse. Le marier à l’infante d’Espagne, Marie Thérèse d’Autriche, voilà qui est une bonne idée. Ce mariage est l’aboutissement du traité des Pyrénées.

Deuxième date, 1854. Elle est moins célèbre mais très importante pour la ville. Cette année là, en effet, une tempête s’est abattue sur la ville et sur la région, causant de nombreux dégâts. Napoléon III qui séjournait non loin de là se rend, dans la ville dont vous cherchez, je l’espère, le nom et fait construire des digues qui sont encore présentes aujourd’hui et protègent la ville et la baie des humeurs de l’Océan …

7 mars 1875, enfin, c’est la naissance, tout à côté de cette ville, dans une autre commune mais qui partage avec elle la même baie d’un des géants français de la musique, Maurice Ravel.

Que dire d’autre de cette ville, qu’on surnomme la ville des corsaires puisque c’est ici que se réfugiaient ces marins qui combattaient pour le roi de France, hormis son charme et sa beauté ? Que sa position frontalière ne lui a pas garanti une histoire de tout repos. Elle a souvent été pillée, parfois incendiée. Que sous la Révolution, elle changea de nom pour celui de Chauvin Dragon, du nom d’un soldat, un dragon donc, qui s’appelait Chauvin qui n’était pas du tout du pays mais originaire du Jura et qui se conduisit courageusement face aux Espagnols avant de mourir face à eux au cœur de l’été…

La Révolution ne fut d’ailleurs pas l’une des meilleures périodes pour cette ville ni pour sa région. C’est qu’on suspectait ses habitants d’incivisme et qu’on la plaça sous l’administration d’une "Société populaire républicaine des amis de la Liberté et de l’Égalité".


Allez, encore quelques mots qui vont rebondir contre un mur : fronton, trinquet, pala, cesta punta… 



 
Réponse : Saint-Jean-de-Luz.
 
Au téléphone : La journaliste et présentatrice du 20h de France2 Anne-Sophie Lapix, originaire de Saint-Jean-de-Luz.

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