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"Ce sont nos gosses, la France de demain" : sur M6, Omar Sy dénonce la "violence" des autorités face à la mobilisation lycéenne

Sur M6, Omar Sy s'alarme du traitement réservé aux lycéens mobilisés. L'acteur estime que le pouvoir répond par la "répression" sans entendre les revendications de la jeunesse.

Omar Sy en interview dans "Le 2010" d'Anne-Sophie Lapix sur M6

Crédit : M6

DOCUMENT M6 - Omar Sy : "Ce sont nos gosses, on est complètement irresponsables"

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Sylvain Zimmermann

Omar Sy est "inquiet" pour la jeunesse française. La star de Lupin, la série à succès de Netflix, ne cache pas sa colère face à la réponse du gouvernement devant la mobilisation lycéenne. L'acteur de 48 ans estime que les autorités ne proposent que la "répression" des jeunes sans écouter leurs revendications.

"J'ai l'impression que personne ne se pose la question de ce qu'ils ont à dire", s'insurge le comédien au micro d'Anne-Sophie Lapix dans Le 2010 de M6 (entretien diffusé en intégralité le dimanche 18 octobre). "On est plutôt en train d'interroger la forme, poursuit Omar Sy, de comment ils le disent. Et la réponse qu'on a, elle est étonnante, je trouve. Parce ces lycéens... je vais faire vieux con, il n'y a pas longtemps, c'était nous !"

L’acteur d’Intouchables ne mâche pas ses mots pour parler du climat social dans le pays. Omar Sy évoque une "France qui est quand même à la dérive". Pour lui, il est indispensable d’entendre la colère des lycéens. "On a des mômes qui nous disent ‘Eh les gars, on peut nous proposer un cap ?’ (…) Ce sont nos gosses. C'est la France de demain. Et tout ce qu'on propose, c'est de l'opposition, de la répression, de la violence..."

Omar Sy juge durement l’attitude des autorités françaises. "Même si eux sont violents, que nous, on réponde par la violence, on est complètement irresponsables… Répondre à la violence par la violence. C'est pas normal."

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Depuis la mi-septembre, des lycéens sont mobilisés partout en France pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Le mouvement s'est traduit par cinq journées de manifestations nationales parfois émaillées de violences. 

À ce stade, le gouvernement a fait état de 147 personnels de l'Éducation nationale blessés depuis le début de la contestation et 36 enquêtes ont été ouvertes pour des faits présumés de violences commises par des forces de l'ordre sur des manifestants. Près de 8.000 personnes (7.950) ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement, 26 ayant été placées en détention provisoire, selon un bilan judiciaire fourni mercredi par la Chancellerie.

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