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"Ce qui nous lie" : un film "fait dans la patience", raconte Cédric Klapisch

RENCONTRE - Cédric Klapisch est de retour avec son 12e film "Ce qui nous lie" mercredi 14 juin. Une chronique familiale réussie d'un clan de vignerons bourguignons.

"Ce qui nous lie", le dernier Cédric Klapisch, au cinéma le 13 juin
"Ce qui nous lie", le dernier Cédric Klapisch, au cinéma le 13 juin
Crédit : StudioCanal
"Ce qui nous lie", un film "fait dans la patience", raconte Cédric Klapisch
05:10
Stéphane Boudsocq

Ce qui nous lie, c'est le titre du 12e film de Cédric Klapisch. Une chronique familiale au cœur d'un clan de vignerons de Bourgogne. Depuis plus de 25 ans maintenant, le cinéaste distille régulièrement des instantanés de la société française avec une idée maîtresse : placer l'humain au cœur de son cinéma. Ça a été vrai pour Le Péril jeune, Un air de famille, dans son triptyque L'Auberge espagnole, Les Poupées russes et Casse-tête chinois ou dans Paris.

Ça l'est encore dans Ce qui nous lie qui raconte comment deux frères et une sœur vont être obligés de se retrouver pour assurer la survie d'un domaine viticole après la mort de leur père. Pour Klapisch, l'idée de parler de cette histoire-là est née d'un plaisir et d'un besoin. "J'aime boire du vin et ce que représente le vin. J'adore les paysages viticoles et j'avais envie de filmer la nature, sortir des villes", explique-t-il.

Je pense qu'il y a beaucoup de choses du film qui sont liées à mon père.

Cédric Klapisch

Il poursuit : "Je pense qu'il y a beaucoup de choses du film qui sont liées à mon père. J'avais besoin de parler du rapport père-fils, et le vin c'est clairement lié à mon père. Ce film c'est aussi l'occasion de régler des comptes sur les rapports père-fils".

Alors le film parle du vin évidemment : comment on soigne la vigne, comment on récolte les grains, ce qu'on en fait mais ce que ça raconte va au-delà... En fait, l'histoire de Ce qui nous lie peut toucher chacun d'entre nous. Comme le dit le réalisateur, "on n'est pas obligé d'aimer le vin pour aller voir ce film. Le vin, c'est un décor pour parler de la nature de façon générale et du fait que le vin est un produit naturel fabriqué par l'homme (...) Le vin c'est une image qui parle du temps qui passe."

Un formidable trio d'acteurs

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Cédric Klapisch a appliqué ce principe de la patience à sa réalisation. Le film s'ouvre sur une sublime scène : des vignes et un arbre filmés durant les 4 saisons et toute l'histoire des 2 frères et de la sœur est d'ailleurs rythmée par le temps qui défile, au rythme du deuil à faire, des liens à renouer et du quotidien qui doit reprendre sa place dans une entreprise comme dans une famille.

"Le parti pris du film est le point de départ : ce film-là je ne peux pas le faire en un ou deux mois. Il faut parler du temps qui passe et le faire sur un an et au moins le filmer en quatre fois pour les quatre saisons. Tout est fait dans le film pour voir le passage du temps et comment il agit sur les personnages. C'est un film fait dans la patience", assure le cinéaste. 

Klapisch a de tout temps eu le pif pour faire émerger des talents ou donner à ses comédiens une autre dimension : ce qui a été vrai avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France ou Marine Vacht par le passé l'est encore cette fois avec un formidable trio d'acteurs dans Ce qui nous lie : Pio Marmai, Ana Girardot et François Civil. On croit à leur fratrie, on espère que leur domaine de Bourgogne va perdurer, on croise les doigts pour que chacune et chacun aille mieux à la fin de l'histoire.

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