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L'Olympia chante "L'Eau vive" pour les adieux à la scène de Guy Béart

REPLAY - À 84 ans et pendant près de 4 heures, Guy Béart a fait ses adieux à son public lors d'un dernier Olympia chargé en émotions.

Guy Béart lors d'un concert à l'Olympia le 18 décembre 1988
Guy Béart lors d'un concert à l'Olympia le 18 décembre 1988
Crédit : PIERRE VERDY / AFP
Les adieux de Guy Béart à l'Olympia
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Guy Béart : "Ils connaissaient mes chansons, j'étais soufflé"
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Steven Bellery & Aymeric Parthonnaud & AFP

Une soixantaine de chansons, des souvenirs à la pelle, des digressions sur l'état du monde, avant un tendre duo avec sa fille, l'actrice Emmanuelle. Guy Béart, âgé aujourd'hui de 84 ans, a fait ses adieux à la scène samedi 17 janvier dans la mythique salle de l'Olympia. Le public a repris deux fois en chœur L'Eau vive, ode à la liberté et chanson la plus populaire de l'artiste.

Choisissant un mode intimiste, pour faire "comme à la maison", avec une petite formation de quatre musiciens (guitares, contrebasse et accordéon), Guy Béart a immédiatement situé le cadre de ce qu'il a présenté comme son ultime récital avec la chanson La vie va va va... et s'en va, avant une première ovation debout. 

L'Olympia, où il a joué pour la première fois en 1957, affichait complet pour dire au revoir à un "troubadour" de la scène française, qui incarne depuis  ses débuts une chanson poétique, intemporelle et parfois engagée. S'accompagnant à la guitare, il a enchaîné avec un autre de ses grands succès des années 60 : Qu'on est bien dans les bras d'une personne du sexe opposé. "C'était à l'époque !", a tenu à préciser Guy Béart, ajoutant au passage : "On veut l'égalité entre homme et femme mais on oublie que la femme est plus belle que l'homme !

Aujourd'hui, il y a une liberté remarquable sauf pour nos malheureux amis de "Charlie Hebdo"

Guy Béart

"Je faisais mes chansons en toute innocence, parfois elles étaient interdites. Aujourd'hui, il y a une liberté remarquable sauf pour nos malheureux amis de Charlie Hebdo (...) victimes d'une fusillade déconnante par des musulmans qui ne connaissent rien de Mahomet", a-t-il déploré entre deux chansons. "Il faut continuer le rire malgré tout !" Évoquant pêle-mêle ses rencontres avec Maurice Chevalier et Barbara, Guy Béart s'est dit persuadé "qu'on aura besoin de chansons pour garder le moral". 

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Un peu plus tôt, il avait interprété Vive la rose, chanson du XVIIIe siècle devenu l'un de ses grands succès, et qu'il a dédiée samedi soir à Valérie Trierweiler "qui empoisonne le président", n'hésitant pas à la comparer à la Montespan.

Une chanson contre l'intégrisme religieux

Souvent pessimiste, Guy Béart a souhaité reprendre aussi l'une de ses chansons de 1981, La Grève du rêve. "On ne rêve plus aujourd'hui. On ne rêve plus que nos enfants vivent mieux", a-t-il estimé samedi soir. Après Les Grand principes et À Amsterdam, Guy Béart a été rejoint sur scène, en forme de passage de relais, par Julien Clerc pour un duo sur Vous, titre de 1958. Sa fille Emmanuelle a chanté avec lui un titre sur Saint-Germain des Près, Il n'y a plus d'après

Se félicitant de la communion nationale après les attentats mais persuadé qu'elle ne durera pas, Guy Béart a interprété une chanson écrite pour Dalida en 1982 : "Si la France se mariait avec elle-même. Si un jour elle se disait enfin je t'aime. Elle inventerait la ronde qui épouserait le monde". Toujours sur le mode prémonitoire, Guy Béart a repris O Jéhovah, titre de 1986 sur l'intégrisme religieux : "Mon Dieu garde-moi de ces fous qui t'invoquent en simulacre. Qui font de toi le dieu des loups et des massacres". 

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