1. Accueil
  2. Culture
  3. Arts et spectacles
  4. L'exposition Paul Klee a attiré plus de 100.000 visiteurs en un mois au Centre Pompidou
2 min de lecture

L'exposition Paul Klee a attiré plus de 100.000 visiteurs en un mois au Centre Pompidou

REPLAY - Les œuvres ironiques et satiriques du peintre allemand Paul Klee sont exposées au Centre Pompidou de Paris jusqu'au 1er août 2016.

Paul Klee au Centre Pompidou
Paul Klee au Centre Pompidou
Crédit : Centre Pompidou
L'exposition Paul Klee a attiré plus de 100.000 visiteurs en un mois
04:46
Monique Younès

Une des expositions parisiennes qui attire le plus de monde en ce moment est celle que le Centre Pompidou à Paris consacre au peintre allemand Paul Klee. Plus de 4.000 personnes se pressent chaque jour pour découvrir ces toiles pour la plupart jamais montrées en France. En un mois, plus de 100.000 personnes sont venues rendre hommage à ce peintre de génie, né en 1870 près de Berne et qui avait la réputation d'être un artiste isolé.

En marge des mouvements de son époque. L'intérêt de l'exposition, c'est qu'elle montre tout le contraire. Paul Klee connaissait non seulement tous les grands courants de son époque, mais s'amusait à les détourner et à les parodier. Il y a des mosaïques, des peintures rupestres, des hiéroglyphes, des tableaux cubistes de Picasso ou des dessins érotiques de Rodin, : "Il est toujours respectueux dans ses caricatures", explique  Angela Lampe, la commissaire de l'exposition 

Paul Klee ne parodiait pas uniquement les autres, il disait : "Nul besoin d'ironiser à mes dépens, je m'en charge". Et il s'en est très bien chargé. Il se représente en artiste au travail, une sorte de moine sans oreilles, complètement centré sur son travail, intériorisé, comme pour se moquer de sa réputation d'artiste distant. Chacune de ses œuvres était classée d'une manière très méthodique.

L'ironie dans l'art

Il est vrai qu'on ne connaît à Paul Klee que de petits formats en techniques mixtes. De petites aquarelles avec des touches colorés qui évoquent des paysages, des visages enfantins, des anges effarés. Sur d'autres Paul Klee insère des écritures aux traits charbonneux ou des petites flèches directionnelles en trois coups de crayon. L'exposition fait découvrir ses grandes toiles tardives qui font près d'1,60 mètres réalisées en Suisse où il s'exile en 1933. Il est alors considéré comme un artiste dégénéré et va être obligé de quitter son poste d'enseignant à Düsseldorf. En Suisse, pendant sept ans, il va peintre ses derniers chefs d'œuvre. 

À lire aussi

Mais avant de mourir à 60 ans, Paul Klee atteint le sommet de son art. Des toiles imposantes, aux couleurs suaves comme le tableau intitulé Île douce amère. Quand Paul Klee meurt en 1940 il choisit comme épitaphe : "En ce monde, nul ne peut me saisir. Car je réside aussi bien chez les morts que chez ceux qui sont encore à naître. Un peu plus près du cœur de la création qu'il n'est d'usage, et pourtant encore bien trop éloigné". Paul Klee, l'ironie à l'œuvre est un événement que vous pourrez voir au centre Georges Pompidou à Paris, jusqu'au 1er août

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/