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Ondes gravitationnelles : les secrets d'une grande découverte scientifique

ÉCLAIRAGE - Trois Américains ont reçu le Nobel de physique pour avoir validé une incroyable prédiction d'Einstein, qui pourrait nous permettre de mieux comprendre notre univers.

Représentation artistique d'un quasar, région compacte entourant un trou noir supermassif
Représentation artistique d'un quasar, région compacte entourant un trou noir supermassif
Crédit : HO / EUROPEAN SOUTHERN OBSERVATORY / AFP
Ondes gravitationnelles : les secrets d'une grande découverte - 3 minutes pour comprendre
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Ondes gravitationnelles : les secrets d'une grande découverte scientifique
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Yves Calvi & Loïc Farge

Le prix Nobel de physique a été attribué mardi 3 octobre Rainer Weiss, 85 ans, Barry Barish, 81 ans, et Kip Thorne, 77 ans. Ces trois Américains sont récompensés pour leurs travaux sur les ondes gravitationnelles. Albert Einstein avaient été le premier à les théoriser il y a cent ans. En 1916, le scientifique avait prédit l'existence de ces ondes, générées par une déformation de l'espace-temps lorsque des masses, comme le soleil, une étoile ou des trous noirs, voient modifiées leur énergie ou leur trajectoire. Une preuve indirecte de leur existence avait été établie par la découverte en 1974 d'un pulsar(*) et d'une étoile à neutron tournant l'un autour de l'autre à très grande vitesse.

"Pour Einstein, notre univers tout entier a une forme de tissu qui englobe tout - une sorte de fluide qui est là partout", explique sur RTL le docteur en astrophysique Christophe Galfard. "Lorsque vous mettez de la masse, cela va déformer ce tissu", poursuit-il. Selon les équations d'Einstein, "si on fait tourner deux masses l'une autour de l'autre, cela va créer des vagues dans le tissu de notre univers", rappelle le spécialiste.

Le grand pas fait par les chercheurs nouvellement primés ? "Ils ont construit un détecteur pour voir directement les ondes gravitationnelles, déjà indirectement trouvées en 1979 par les prix Nobel de physique Hulse et Taylor", répond Christophe Galfard. Une sorte de télescope dont l'équivalent serait l'invention de la lunette astronomique par Galilée, qui nous a permis de voir loin dans l'espace. "On a un nouvel œil", se félicite-t-il.

(*)Une étoile à neutrons qui émet un rayonnement électromagnétique intense dans une direction donnée, comme un phare.

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