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L'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi est morte à 56 ans.
Crédit : TIZIANA FABI / AFP
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Un chagrin immense et fatal. L'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, qui s'est fait mondialement connaître avec la bande dessinée et le film Persepolis, est morte à l'âge de 56 ans, a-t-on appris le 4 juin. "Marjane Satrapi est morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie", a indiqué son entourage dans un communiqué transmis à l'AFP.
Producteur, acteur et scénariste, Mattias Ripa est mort à l'âge de 53 ans le 8 avril 2025. Né en Suède, il avait rencontré l'artiste à Paris pendant une année d'échange universitaire, avant de l'épouser un an plus tard. Économiste de formation, il était très investi dans les projets de son épouse et a contribué à ses travaux artistiques. Les circonstances exactes de la mort de Marjane Satrapi ne sont pas connues pour le moment.
Son décès brutal a suscité une forte émotion et interroge. Peut-on vraiment décéder en raison d'un chagrin ? "Mourir de tristesse je ne sais pas vraiment ce que cela veut dire", explique Martine Gilard, administratrice de la Fondation Cœur et Recherche à RTL.fr. Selon elle, l'artiste "était sûrement très dépressive et elle s'est laissée aller. Elle ne devait plus s'alimenter".
Une douleur profonde en apprenant un décès ou un événement traumatisant peut parfois entraîner un "Takotsubo", appelé aussi "syndrome du cœur brisé". "Takotsubo" signifie littéralement "piège à poulpe" en japonais. L'accident cardiaque se manifeste quand une partie du cœur ne fonctionne plus ressemblant à un piège à poulpe.
"C'est un peu étonnant qu'elle soit morte de tristesse, estime Martine Gilard. Un Takotsubo intervient immédiatement après un événement. On ne peut pas en faire un, un an après. Elle a dû avoir une mauvaise nouvelle en plus de sa tristesse." La professeure précise quand même que l'on peut mourir d'un "Takotsubo". "La proportion n'est pas importante, mais elle existe. C'est d'un à trois pourcent de risque de mortalité quand on a ce syndrome", indique-t-elle à RTL.fr.
Avant de poursuivre : "Ce que l'on sait c'est qu'il y a un excès de catécholamines. Quand la personne est victime d'un stress important que ce soit une bonne ou une mauvaise nouvelle, ou qu'elle assiste à un accident par exemple, le corps envoie une grosse décharge de stress. Cet excès de catécholamines va donc empêcher une partie du cœur de fonctionner. C'est comme un infarctus avec les mêmes symptômes, mais ce n'en est pas un".
À la différence d'un infarctus, le cœur revient à la normale une fois la phase aiguë passée. "Cela se soigne bien. Le cœur va récupérer tout seul", ajoute-t-elle. Martine Gilard précise également que cette maladie touche davantage les femmes (5 à 6%), surtout ménopausées en raison de l'absence des œstrogènes, que les hommes. Ce syndrome est toutefois plus grave chez l'homme, sans explication scientifique ni médicale.
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