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"Yes we clown" : la campagne rocambolesque de Rémi Gaillard, candidat aux municipales à Montpellier

La légende du web des années 2000, connue pour ses canulars, est candidat pour la deuxième fois à la mairie de Montpellier. "Yes we clown", sa liste sans étiquette, avait recueilli près de 10% en 2020.

L'humoriste Rémi Gaillard s'est fait connaître avec ses vidéos "c'est en faisant n'importe quoi que l'on devient n'importe qui" (illustration)

Crédit : GERARD JULIEN / AFP

Juliette Vignaud & AFP

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"C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui"... jusqu'à devenir maire de Montpellier ? L'humoriste Rémi Gaillard, qui s'est fait connaître sur YouTube avec ce slogan à la fin des années 2000, espère bien diriger la ville héraultaise. Farouche opposant au maire sortant et candidat, le socialiste Michaël Delafosse, le vidéaste de 51 ans est à la tête de la liste "Yes we clown".

Né en 1975 à Montpellier, Rémi Gaillard est devenu célèbre pour ses vidéos humoristiques et canulars, où il emploie le comique de situation et des comportements outranciers. Il a notamment parodié le jeu vidéo Mario Kart en jetant des peaux de banane sous les roues des automobilistes. Armé d'une épuisette et déguisé en papillon, il a également capturé un policier. Son credo "c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui" apparaît à la fin de ses vidéos.

Face au maire sortant, le trublion revendique une candidature sans étiquette, née de la cause animale, animée par la volonté de bâtir un "Montpellier innovant, durable et équitable". Déjà candidat en 2020, Rémi Gaillard avait frôlé la qualification au second tour. Pour 2026, il est crédité de 10% d'intention de vote dans un sondage Ifop/Midi Libre réalisé auprès de 702 personnes inscrites sur les listes électorales à Montpellier entre le 9 et le 16 février. 

Non-distribution de sa profession de foi

Pour sa campagne 2026, Rémi Gaillard s'est retrouvé face à des difficultés, la préfecture refusant de distribuer ses professions de foi estimant que le visuel entraînait un risque de confusion avec les couleurs nationales. Une décision finalement infirmée par le tribunal administratif mardi 10 mars. 

Le juge des référés de Montpellier a relevé que Rémi Gaillard avait choisi comme visuel "l''entartage' d'une personne habillée en costume de ville par une main de clown dont on voit la manche de chemise rouge à pois jaunes, une manchette bleue et un gant beige, tenant un plat doré sur fond bleu et rouge". Mais cette "juxtaposition" de couleurs bleu, beige et rouge sur le recto de la profession de foi n'est pas "de nature à entretenir la moindre confusion avec l'emblème national".

"En refusant d'assurer l'envoi de ces circulaires", la commission de propagande a "commis une illégalité grave et manifeste de nature à affecter la sincérité du vote", a ajouté le magistrat, en ordonnant à la commission de propagande d'adresser les documents de campagne à tous les électeurs de Montpellier.  

À l'audience mardi matin, la préfecture de l'Hérault a estimé que la mise sous pli de quelque 175.000 circulaires supplémentaires pour Rémi Gaillard entraînerait un surcoût de près de 200.000 euros et que leur distribution serait matériellement très difficilement réalisable dans les délais. 

Les candidats déclarés aux municipales à Montpellier sont Michaël Delafosse (liste d'union à gauche), France Jamet (Rassemblement national), Isabelle Perrein (divers droite), Morgane Lachiver (extrême gauche), Kadija Zbairi (divers), Mohel Altrad (divers centre), Nathalie Oziol (La France insoumise), Jean-Louis Roumegas (Les Écologistes), Max Muller (extrême gauche), Rémi Gaillard (divers), Sylvie Trousselier (extrême gauche), Thierry Tsagalos (divers droite), et Philippe Saurel (divers gauche).

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