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SNCM : "Il faut que la grève s'arrête" dit Valls

"Il faut que la grève s'arrête" a prévenu Manuel Valls sur TF1.

Un ferry de la SNCM dans le port de Marseille
Un ferry de la SNCM dans le port de Marseille Crédit : BERTRAND LANGLOIS / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Il faut que la grève s'arrête" à la SNCM car la compagnie maritime, qui relie la Corse au continent, "est en danger de mort", a mis en garde mardi Manuel Valls, alors que les négociations semblent bloquées.

"La société SNCM devra être redressée, il faut donc trouver une solution pour ses salariés et pour l'entreprise. Mais il faut que la grève s'arrête parce que chaque jour qui passe, non seulement pour Marseille et pour la Corse, c'est insupportable" et "l'entreprise elle-même est en danger de mort", a estimé le Premier ministre lors du 20 heures de TF1.

Après une 6e interruption de séance, les négociations à la préfecture de Marseille, menées sous les auspices du médiateur gouvernemental Gilles Bélier, semblaient encore coincer mardi du côté de l'actionnaire majoritaire, Transdev, dont les émissaires sans mandat doivent fréquemment rendre compte à leur hiérarchie.

Selon des sources concordantes, un deuxième texte défendu par les représentants de l'Etat aurait été présenté après l'échec du premier proposé par le médiateur, rejeté par Transdev dans l'après-midi.

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Ce nouveau texte prévoit encore un moratoire sans procédure judiciaire pendant quelques mois et permettant, comme le souhaitent les syndicats, de travailler à une solution de reprise de la compagnie.

Ce projet d'accord n'a cependant pas encore reçu l'aval de Transdev.

Pas de recours au tribunal de commerce

Pourtant mardi à la mi-journée, un premier projet d'accord semblait sur le point d'aboutir. La veille, l'intersyndicale CGT-SAMMM-FO-CFE-CGC-CFDT-CFTC avait fait un pas en avant, se disant prête à négocier un nouveau plan avec la direction mis en place par Transdev.

Mais les représentants de salariés souhaitaient, en échange, un "cadre sécurisé" qui a fait achopper les discussions toute la journée. En clair, pas de recours au tribunal de commerce, qu'ils interprètent comme la voie d'un démantèlement.

Cette solution mise en avant par Transdev et qui avait également, ce week-end, les faveurs du gouvernement, permettrait selon l'actionnaire majoritaire, outre d'apurer les comptes de la compagnie déficitaire, de lever l'hypothèque de lourdes condamnations européennes, noeud gordien du dossier SNCM depuis 18 mois.

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