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"Si c'est après, ce sera trop tard" : Édouard Philippe envisage un rassemblement de la droite et du centre entre "novembre et février" pour la présidentielle

Pour le candidat Horizons, ce rassemblement est indispensable pour contrer les candidatures de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon déjà solidement établies. Il a toutefois appelé les autres candidats à ne pas tarder.

Edouard Philippe à Matignon, Paris, 22 mai 2025

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Fanny Rocher & AFP

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Édouard Philippe a estimé samedi 22 août sur BFMTV que les candidats de droite et du centre, qui ont "vocation à se rassembler", le feront "quelque part entre novembre et février", tout en mettant en garde de ne pas manquer le coche.

Alors que plusieurs ambitions fleurissent à droite et au centre, avec notamment les candidatures de Bruno Retailleau (LR) et Gabriel Attal (Renaissance), l'ex Premier ministre a prédit que le départage se produira "quelque part entre novembre et février". "Si c'est après, ce sera trop tard. Déjà, février, c'est tard", a-t-il fait valoir, alors que Gabriel Attal a appelé de son côté à attendre au moins le "début d'année 2027".

Aucun d'entre nous ne réussira s'il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire

Édouard Philippe

Pour le maire du Havre, actuellement en déplacement de campagne à Mayotte et La Réunion, ce rassemblement est indispensable, pour contrer les candidatures de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon déjà solidement établies. "Je considère que toutes celles et ceux qui se classent traditionnellement dans le camp de la droite (...) et le centre, ont vocation à travailler ensemble, à se rassembler s'ils veulent prévaloir, s'ils veulent convaincre les Français (...). Aucun d'entre nous ne réussira s'il pense que la réussite tient à la guerre ou au combat contre les autres ou à un calcul solitaire", a-t-il mis en garde.

Si beaucoup dans cet espace politique tirent ce même constat, le timing et le mode de départage fait débat. Gabriel Attal a récemment insisté sur l'importance des sondages, mais Édouard Philippe, lui, évoque plutôt "la dynamique, les propos, la tenue, la campagne. Une campagne, ce n'est pas une succession de sondages". 

"Les Français vont voir les personnalités, ils vont voir la façon de parler, le style, ce qu'on veut faire, avec qui on propose de le faire. Et progressivement, ils vont trancher. Et c'est à ça que sert une campagne", a-t-il fait valoir. 

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Quant au calendrier, "avant l'heure, ce n'est pas l'heure. Après l'heure, ce n'est plus l'heure. Et c'est quand après l'heure ? Je ne sais pas, mais je sais qu'une fois que l'heure sera passée, ce sera trop tard", a prévenu le candidat Horizons. "Mais ça se passera", veut-il croire. "Parce que je crois que tous les responsables politiques à l'intérieur de cet espace sont responsables."

Interrogé sur une possible candidature de Sébastien Lecornu, dont il est proche, Édouard Philippe a dit ne pas y croire. "Le connaissant tel que je le connais, sachant la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui d'être Premier ministre, je ne crois pas qu'il s'y intéresse ou qu'il le prépare", a-t-il dit.

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