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La mairie de Besançon le 9 septembre 2025
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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Au terme d’une campagne particulièrement tendue opposant la maire écologiste sortante Anne Vignot à son rival Les Républicains Ludovic Fagaut, Besançon bascule à droite. Le candidat LR, qui était déjà arrivé en tête au premier tour, l’emporte nettement avec 53,29% des voix, contre 46,71% pour Anne Vignot, malgré une fusion technique avec la liste La France insoumise de Séverine Véziès (11,9% au premier tour).
Jusque là, la ville de Besançon était dirigée par la gauche de manière quasi ininterrompue depuis 1953, à l'exception de trois ans de gaullisme. Pour les Républicains, il s'agit d'une des plus belles prises de ces élections municipales. Ludovic Fagaut a probablement bénéficié du report des voix du candidat Rassemblement national Jacques Ricciardetti (8%) qui a appelé à voter pour lui.
Entre les deux tours, la campagne a été marquée par une vive tension, chaque camp accusant l’autre de propager des "mensonges", des "fake news" et d’être proche des "extrêmes". "Il y a juste l’épaisseur d’un papier à cigarette qui différencie le programme du RN et celui de M. Fagaut", a dénoncé la maire écologiste.
En réaction à son alliance avec LFI, son adversaire a fustigé "l’extrême gauche violente, qui prône le chaos, est aujourd’hui aux portes de la ville", tout en condamnant dans un communiqué une "campagne calomnieuse et nauséabonde" menée, selon lui, par les soutiens de la maire sortante.
Ludovic Fagaut a également dénoncé "ces attaques, d’une violence verbale extrême, [qui] qualifient nos candidats et nos familles de fascistes, racistes, islamophobes et homophobes", des "propos diffamatoires (et) profondément indignes".
Un point rassemble toutefois les deux candidats : ils reconnaissent avoir deux "visions opposées" du monde, de la société et de l’avenir de Besançon.
À 47 ans, Ludovic Fagaut, ancien professeur de sport, principal depuis 17 ans dans des collèges du secteur, entend répondre par un programme de "rupture" à un "désir de changement" dans une ville qu'il dit connaître "par cœur". Selon lui, le mandat précédent "a laissé des traces en matière de sécurité, de laxisme prégnant, d'asphyxie de la ville au niveau des embouteillages et d'absence de développement économique".
Un tableau contesté par Mme Vignot, élue en 2020 lors de la vague verte : "depuis six ans, j'ai traversé toutes les crises (Covid, guerre en Ukraine...) et je les ai bien traversées", avec une "gestion financière robuste et responsable", affirme la sortante.
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