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Présidentielle 2027 : sur RTL, Jean-Noël Barrot veut "voir fleurir les projets" après un "printemps des candidatures"

Face aux multiples candidatures au sein du bloc central, avec celles notamment de Gabriel Attal et Edouard Philippe, le ministre des Affaires étrangères estime que "les idées" devront départager les candidats.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, invité du Grand Jury dimanche 7 juin 2026.

Crédit : Nicolas Kovarik -Agence 1827/RTL

Le Grand Jury de Jean-Noël Barrot

00:50:07

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Olivier Bost & Laurène Rocheteau

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"Après le printemps des candidatures doit venir le printemps des projets." Alors que le bloc central est pour le moment divisé pour l'élection présidentielle de 2027, puisque Gabriel Attal et Edouard Philippe ont tous les deux annoncé leurs candidatures, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, espère voir ces candidatures se décanter. "Je vois les candidatures fleurir, c'est le printemps. Maintenant, je voudrais voir aussi fleurir les projets, les visions, les idées", affirme-t-il sur le plateau du Grand Jury RTL - Le Figaro - Public Sénat - M6 ce dimanche 7 juin. 

Pour le ministère des Affaires étrangères, ce sont désormais les idées qui doivent départager les candidats du bloc central. "La condition nécessaire pour pouvoir rassembler et gagner, c’est d’abord de passer par une phase d’affirmation des idées. Les candidats doivent le faire." Sa propre famille politique, le Modem, "n’a aujourd’hui pas de candidat sur la ligne de départ" mais "a vocation à présenter une vision devant les Français, à dire ce que sont les questions qu’elle souhaite voir abordées et tranchées", affirme-t-il.

Des candidatures "légitimes"

Jean-Noël Barrot affirme néanmoins que les candidatures de Gabriel Attal et Edouard Philippe sont "légitimes", et ce malgré les nombreuses critiques qui pleuvent aujourd'hui à l'encontre de ces héritiers du macronisme. "On ne doit pas rougir d’avoir participé aux majorités successives qui ont fait avancer un certain nombre de sujets. On doit être aussi lucide sur le fait, d’une part, que tout n’a pas été nécessairement réussi, mais surtout que depuis 2017, le monde a changé, s’est durci, la compétition s’est aggravée, nous avons vu les conflits autour de nous se multiplier. Nous avons besoin d’un projet d’audace et de conquête pour notre pays." 

Bien conscient de la division du centre avec ces multiples candidatures, Gabriel Attal a déjà évoqué l'idée d'une primaire au centre, et se laisse avec Edouard Philippe jusqu'à début 2027 pour décider d'un retrait ou non pour l'un des deux, notamment en cas d'un second tour avec le Rassemblement national et la France insoumise.

À écouter aussi

Le ministre des Affaires étrangères souligne par ailleurs la menace "de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche" qui, selon lui, "sont en train de confisquer le débat présidentiel" avec une vision "très décliniste, très pessimiste de ce que la France peut faire". Jean-Noël Barrot affirme que son bloc politique "rejette les extrêmes en toute circonstances" et fera "tout pour ne pas (se) retrouver" dans une situation qui verra le RN opposé à La France insoumise au second tour.

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