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Pourquoi six millions d'électeurs ont glissé un bulletin "FN" dans l'urne?

REPLAY - Le Front national est arrivé en tête dans six régions sur treize au premier tour des élections régionales.

Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
"On refait le monde" du lundi 7 décembre 2015 - l'intégralité
28:41
Pourquoi six millions d'électeurs ont glissé un bulletin "FN" dans l'urne ?
15:03
Pour le second tour, le Parti socialiste a-t-il la bonne stratégie ?
05:37
Nicolas Sarkozy est-il le problème des Républicains ?
08:03

On refait le monde avec : 
- Alain Duhamel, éditorialiste
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Denis Tillinac, écrivain 
- Xavier Couture, producteur 

Le Font national arrive en tête dans six régions sur treize au premier tour des élections du 6 décembre avec plus de 40% des voix dans les régions Paca et Nord-Pas-de-Calais/Picardie : comment expliquer ce vote de plus de 6 millions de Français? En fusionnant au sein de l'UMP en 2002, la droite a ouvert un espace au FN estime Denis Tillinac. Pour l'écrivain le FN "n'est plus un parti d'extrême droite", mais une droite "rugueuse et identitaire" comparable au RPR de l'époque. Non, répond Alain Duhamel, le FN est un parti d'extrême droite : il est par définition nationaliste, xénophobe et anti-système. "Donc ce n'est pas le RPR d'hier", ajoute l'éditorialiste.

Il y a deux FN, celui du Nord et celui du Sud.

Nicolas Domenach

Pourquoi le Front national s'enracine-t-il en France? Xavier Couture dénonce "l'incroyable mépris que nous entretenons envers ces 6 millions de personnes". "Le peuple en a marre qu'on lui mente et rejette un oligarchie incapable de tenir sa parole", lance-t-il. Pour Alain Duhamel, critiquer Marine Le Pen ne revient pas à mépriser ses électeurs, "on oppose à chacun une série de critiques". Nicolas Domenach distingue pour sa part deux FN, "celui du Nord, plus étatiste, social et anti-européen" et celui du sud "plus libéral, catholique, traditionaliste". Il décrit un patchwork dont Marine Le Pen sait faire la synthèse. 

Alors que Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le seul rempart face au parti de Marine Le Pen et a dirigé la stratégie des régionales du parti Les Républicains, son bilan du premier tour est "catastrophique" poursuit Nicolas Domenach. Ces résultats bénéficieront aux "quadras de la droite" prédit Denis Tillinac.

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