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Plan santé : 3 points à retenir de l'intervention d'Emmanuel Macron

Fin du numerus clausus, réforme de la carte hospitalière, fermetures d'établissements... Le gouvernement dégaine 50 mesures pour réformer le système de santé.

Emmanuel Macron a présenté le plan santé du gouvernement, ce mardi 18 septembre à Paris.
Emmanuel Macron a présenté le plan santé du gouvernement, ce mardi 18 septembre à Paris. Crédit : Etienne Laurent / AP / SIPA
Camille Schmitt
Camille Schmitt
et AFP

Après le plan pauvreté, Emmanuel Macron a tenu à présenter lui-même l'acte II de sa politique sociale, ce mardi 18 septembre. Dans son plan santé, le gouvernement dégaine 50 mesures censées renforcer l'offre de soins "pour les 50 années à venir", avec un investissement de 3,4 milliards d'euros d'ici à 2022.

Le président de la République a joué carte sur table. "Notre système de santé ne souffre pas d'un problème de sous-financement. Il pêche par un vrai handicap d'organisation", a-t-il estimé. Le diagnostic est sévère : urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", des étudiants en médecine "qui souffrent"... 

Le gouvernement avait déjà annoncé lundi 17 septembre la suppression du numerus clausus et de la première année commune aux études de santé. Pour le chef de l'État, cette réforme sera "un des piliers" de "l'État-providence du XXIe siècle". 

1. Décharger les médecins

Objectif premier de l'exécutif : "regagner du temps médical". Pour cela, 4.000 postes "d'assistants médicaux" seront créés pour "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains actes simples. Emmanuel Macron en a promis "autant que de besoin", afin d'inciter les médecins à travailler en groupe ou au sein d'une équipe de soins. Le président souhaite que "l'exercice isolé" de la médecine de ville "disparaisse" d'ici à la fin de son quinquennat. 

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Avec ce gain de temps, les médecins seront ainsi priés d'accepter de nouveaux patients et d'assurer des consultations sans rendez-vous en journée, jusqu'à 20H00. Le président s'est toutefois refusé à recourir à la "contrainte" pour obtenir des tours de garde les nuits et les week-ends. 

2. Mettre l'accent sur les territoires prioritaires

La carte des hôpitaux va être rebattue. "Certaines activités devront fermer", a averti Emmanuel Macron, en détaillant la réorganisation de l'offre hospitalière en trois catégories. Le chef de l'État veut que "dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecins généralistes à exercice partagé ville-hôpital puissent être financés et envoyés dans les territoires prioritaires" pour lutter contre les déserts médicaux. 

Un "label" d'hôpital de proximité sera créé. Des fermetures auront lieu, à la faveur de 500 à 600 établissements qui accueilleront médecine générale, polyvalente, gériatrique et soins de suite, avec des plateaux techniques de biologie, d'imagerie ou de télémédecine. Les blocs chirurgicaux et les maternités seront regroupés dans les plus gros établissements pour leur assurer une activité plus importante, gage de sécurité.

Les services d'urgence doivent progressivement être réservés aux "urgences vitales". Faisant référence aux dysfonctionnements du Samu qui ont conduit notamment à la mort d'une jeune femme, le président a reconnu la responsabilité d'une mauvaise organisation et non celle des professionnels de santé.

3. Fin du numerus clausus

C'en est fini du numerus clausus. Après la première année commune aux études de santé (Paces), les étudiants étaient départagés lors d'un concours. Ceux qui n'étaient pas reçus devaient redoubler ou se réorienter. Une "absurdité" qui aura disparu en 2020, tout comme les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes), a annoncé le président. 

Avec cette mesure, le gouvernement souhaite répondre au manque de praticiens sur le territoire et favoriser la diversification des profils accédant aux études de médecine. La sélection ne sera pas entièrement abandonnée. Elle devrait désormais se faire à l'aide de partiels classiques. Aucun détail supplémentaire n'a été donné sur cette nouvelle organisation. 

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