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Migrants à Paris : "L'État doit faire son travail", dénonce Ian Brossat

INVITÉ RTL - L'adjoint communiste à la mairie de Paris s'en prend à l'État qu'il juge trop "attentiste".

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Ian Brossat, l'invité de RTL Matin - 1er novembre 2016 Crédit Image : Benjamin Turquier / RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Benjamin Sportouch et Julien Absalon

La situation devient critique dans le quartier parisien de Stalingrad. Une nouvelle vaste opération policière a eu lieu lundi 31 octobre pour procéder au contrôle administratif des migrants qui campent depuis plusieurs mois sur les lieux dans des conditions insalubres. Pour autant, quelques jours après le démantèlement du camp de Calais, il ne s'agissait pas d'une évacuation. Pour Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris en charge du logement et de l'hébergement d'urgence, en première ligne sur ce dossier, la situation n'a que trop duré.

"La réalité, c'est que la ville de Paris ne demandait pas une opération de contrôle. Ce que nous demandons depuis des semaines, c'est la mise à l'abri des 2.000 à 3.000 réfugiés qui sont à Stalingrad. La situation est insupportable. On ne peut pas continuer à avoir des centaines de personnes qui vivent dans des conditions indignes, qui ne sont pas dignes de notre pays, pas dignes de Paris (...) Il ne faut pas reproduire Calais à Paris", dénonce l'élu parisien.

Ian Brossat voit dans l'attitude des pouvoirs publics une "forme d'attentisme qui n'est plus supportable" à tous points de vue : "Il faut aussi entendre la colère des réfugiés et l'exaspération des habitants. L'État doit prendre ses responsabilités".

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Campement de Stalingrad : "La situation n'est pas digne de Paris" Crédit Image : Benjamin Turquier / RTLnet | Crédit Média : RTLnet | Date :

Sur cet épineux dossier, le gouvernement et Paris se renvoient la balle. La Ville a ainsi fait savoir que le centre pour les réfugiés à porte de la Chapelle n'ouvrira qu'une fois l'évacuation de Stalingrad entamée. L'État, justement, dit attendre l'ouverture de ce centre pour les orienter. "La vérité, c'est que c'est une compétence de l'État. C'est donc à l'État de régler le problème de l'occupation de Stalingrad. (...) Nous ouvrions le centre dès le lendemain de l'opération de mise à l'abri. L'objectif du centre humanitaire de porte de la Chapelle, c'est de gérer le flux pour que les 70 à 80 personnes qui arrivent tous les jours à Paris, au lieu de camper dehors, puissent avoir des conditions dignes", explique Ian Brossat.

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