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Manuel Valls veut encadrer les jeunes de retour du jihad

Comment suivre les jeunes Français de retour de zones en guerre ? Le Premier ministre préconise de créer une structure spécifique.

Manuel Valls à l'Assemblée nationale (archive)
Manuel Valls à l'Assemblée nationale (archive)
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Si leur départ en Syrie ou en Libye inquiète les autorités, leur retour est aussi très préoccupant. C'est pourquoi Manuel Valls propose de créer un encadrement spécifique pour les jeunes ex-jihadistes français. 

Le Premier ministre a annoncé ce mercredi 29 avril la création, d'ici fin 2015, d'une structure chargée de prendre en charge les jeunes "de retour de zones de conflit" ne faisant pas l'objet de poursuites judiciaires.

"Depuis un an, grâce à nos initiatives, près de 1.900 signalements ont été reçus dont un quart concerne des mineurs et – fait notable souvent oublié – plus de 40% de jeunes femmes", a déclaré Manuel Valls.

Sur la base du volontariat

Il dressait, lors des rencontres internationales des magistrats antiterroristes qui se tiennent à Paris depuis lundi, le bilan du plan de lutte contre la radicalisation (plateforme téléphonique, site internet dédié).

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"Ces individus jeunes qui sont signalés doivent faire l’objet d’un suivi. Nous devons aussi apprendre à mieux détecter les signes avant-coureurs de ces ruptures. Dans le cadre du plan de lutte contre la radicalisation, 2.500 fonctionnaires de différents ministères sur tout le territoire ont d’ores et déjà été formés", a-t-il rappelé.

Souhaitant "aller plus loin et explorer de nouvelles pistes", Manuel Valls a  annoncé qu'une structure serait "créée d’ici la fin de l'année afin de prendre en charge, sur la base du volontariat, des jeunes de retour de zones de conflit et ne faisant pas (...) l’objet de poursuites judiciaires".  

1.605 Français recensés

"Par un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé, ces jeunes devraient retrouver toute leur place dans notre société", a-t-il ajouté, précisant qu'une telle structure lui a été proposée par le ministre de l'Intérieur.

Selon le chef du gouvernement, "1.605 Français ou résidents en France sont actuellement recensés pour leur implication dans (des) filières terroristes. Parmi ceux-ci, on estime que 445 se trouvent actuellement en Syrie. 99 y sont morts."

Défendant à nouveau la loi sur le renseignement qui doit être votée mardi à l'Assemblée, il a assuré qu'elle s'attache à "préserver un juste équilibre entre la protection des personnes vis-à-vis notamment de la menace terroriste, et la protection les libertés garanties par la constitution".

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