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Loi sur la fin de vie : Valls espère que "le Parlement puisse dépasser ses clivages"

L'Assemblée examine dès ce mardi la proposition de loi PS-UMP sur la fin de vie, qui divise dans ces deux partis.

Manuel Valls le 10 mars 2015 à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls le 10 mars 2015 à l'Assemblée nationale.
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que la loi sur la fin de vie est examinée ce mardi après-midi 10 mars à l'Assemblée, Manuel Valls a souhaité que le Parlement "puisse dépasser ses clivages" politiques autour de ce projet de loi, soulignant que le gouvernement était "très attaché à l'équilibre du texte".

"Dans ces moments-là, sur des sujets aussi graves, qui touchent à l'intime, qui touchent à l'éthique (...) il est important, une nouvelle fois, que le Parlement puisse dépasser ses clivages et se retrouver sur l'essentiel", a souligné le Premier ministre devant la presse. Cette proposition de loi, a-t-il fait valoir, "n'obéit pas toujours, c'est normal, c'est logique, aux frontières politiques traditionnelles".

"Mais le gouvernement est très attaché à l'équilibre du texte tel qu'il a été conçu et trouvé" par Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP), "deux parlementaires qui sont reconnus sur toutes ces questions-là, qui ont su dépasser leurs différences politiques, mais aussi leurs différences sur ce sujet-là, qui ont avancé l'un et l'autre".

Vote solennel le 17 mars

Le Premier ministre s'exprimait à l'issue de la visite d'un Centre médical dans le Xe arrondissement de Paris, en compagnie de la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Le texte est un bon équilibre et je pense que l'Assemblée nationale, dans un premier temps, va traiter ces questions avec intelligence, sérénité, finesse. Il y a un équilibre, il a été trouvé. Il me semble qu'en cette étape en tout cas, il faut le préserver", a insisté Manuel Valls. Un millier d'amendements ont été déposés sur le texte qui doit être discuté jusqu'à mercredi soir au moins, et sans doute au-delà, avant un vote solennel le mardi 17 mars.

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Le Premier ministre est revenu sur la proposition de loi lors de la séance des questions au gouvernement, en réponse à une question du député apparenté PRG Olivier Falorni (Charente-Maritime), qui lui demandait de mettre fin à la "logique hypocrite du laisser mourir". Manuel Valls a défendu "l'équilibre" du texte mais a reconnu qu'il n'était "sans doute" qu'une "étape".

La proposition de loi "n'est pas un compromis au sens classique de notre vie politique, c'est un point de rencontre entre deux parlementaires qui au-delà des clivages politiques ont voulu avancer l'un et l'autre ensemble", a-t-il dit. "Et c'est sans aucun doute une étape", a-t-il glissé, rappelant lui-même avoir porté en 2009 un texte allant plus loin. "Mais nous le savons, la société évolue, la médecine évolue, la science évolue, et je ne doute pas, ne cherchez pas querelle sur ces sujets là, qu'il y aura forcément d'autres discussions dans les années qui viennent", a-t-il lancé, alors que des députés de droite demandaient: "une étape vers quoi?"

"Le plus important c'est que le Parlement et l'Assemblée nationale puissent se retrouver aujourd'hui avec la majorité la plus large, parce que sur ces sujets-là il faut être capable de se rassembler", a poursuivi Manuel Valls.

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