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MoDem : soupçons d'emplois fictifs pour des assistants parlementaires européens

Selon "France Info", "Le Point" et "Le Parisien", le mouvement de François Bayrou aurait employé des assistants parlementaires européens pour le seul compte du parti.

François Bayrou, le président du Modem.
François Bayrou, le président du Modem. Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Le MoDem a-t-il eu recours à un "système" d'emplois fictifs ? Le 8 juin, un ancien collaborateur du Mouvement Démocrate a signalé à la justice que son emploi en tant qu'assistant parlementaire de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias n'avait pas d'ancrage dans la réalité. Ce que le Modem a immédiatement contesté en déclarant avoir respecté "toutes les règles". "Un courrier de dénonciation accompagné de documents est parvenu mercredi au parquet de Paris", a indiqué une source judiciaire, sans donner de plus amples précisions, confirmant des informations publiées dans Le Parisien et Le Point. 


D'après les informations données par ces journaux, l'ancien collaborateur du parti affirme avoir été rémunéré en parti sur l'enveloppe de l'ex-eurodéputé du Sud-Est Jean-Luc Bennahmias en 2011, alors qu'il avait été recruté en CDI afin de travailler au sein du parti centriste. Le Point affirme que l'auteur du signalement a déclaré n'avoir "jamais mis les pieds" dans la circonscription du Sud-Est. Interrogé par l'Agence France Presse, Jean-Luc Bennahmias s'insurge. "Il dit qu'il n'a jamais travaillé pour moi ! Il a dû oublier." L'homme politique, qui a quitté le MoDem en 2013, explique qu'il s'agit d'un assistant employé "à temps très partiel" entre la fin de l'année 2010 et 2011.

"Tout salarié qui a travaillé dans ses équipes ces dernières années, souvent à temps partiel, a été rémunéré par le mouvement de manière parfaitement transparente en fonction du service effectivement assumé pour notre formation politique", a indiqué le parti, qui soutient avoir "respecté toutes les règles et toutes les obligations d'un employeur". "On essaie de viser mon ami François (Bayrou), mon amie Marielle (de Sarnez), mon amie Sylvie (Goulard)", a expliqué Jean-Luc Bennahmias, en faisant une allusion aux trois ministres MoDem du gouvernement d'Édouard Philippe.

Une pratique dénoncée en 2014 par Corinne Lepage

Dans une enquête diffusée ce jeudi 8 juin, France Info assure également que le parti centriste aurait eu recours à de tels emplois fictifs entre 2009 et 2014, pour une dizaine de personnes. Jean-Luc Bennahmias a reconnu auprès de nos confrères du service public qu'il avait employé durant quelques mois le directeur financier du MoDem, "pour mettre de l'ordre dans (sa) comptabilité". Pour l'heure, aucune enquête n'a été ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire. En 2014 dans un livre, l'ancienne eurodéputée centriste Corinne Lepage avait dénoncé de telles pratiques d'emplois fictifs d'assistants parlementaires au sein du MoDem.

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À l'heure actuelle, le Front national est visé par une enquête pour des pratiques similaires à celles qu'aurait employées le MoDem. Le parti d'extrême droite est soupçonné d'avoir rémunéré des membres permanents du parti de Nanterre avec des fonds européens, officiellement assistants des eurodéputés frontistes.

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