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La primaire sociale-démocrate visée par une cyberattaque : pourquoi le vote est prolongé de 24 heures

Quelques heures après l'ouverture de la plateforme de vote pour la primaire de la gauche sociale-démocrate, cette dernière a été victime d'une cyberattaque.

Les candidats à la primaire du Parti socialiste (PS) et du parti de centre-gauche Place publique.

Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le premier tour de la primaire de la gauche sociale-démocrate, qui devait se terminer initialement le samedi 10 octobre au soir, est prolongé jusqu'au lendemain, dimanche 11 octobre à 18 heures. La raison ? Une cyberattaque qui a ralenti considérablement le vote, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.  

"La commission d'organisation de la primaire annonce la prolongation du vote jusqu'à dimanche 18h afin de permettre aux militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de voter sereinement", ont-ils indiqué dans un communiqué. À 19 heures vendredi, seulement 20.000 personnes avaient pu voter, sur les quelque 140.000 inscrits pour désigner celui qui sera le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle. 

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information saisie

Les électeurs doivent choisir leur candidat à la présidentielle parmi cinq prétendants, dont le favori, l'eurodéputé de Place publique Raphaël Glucksmann, et son challenger, le patron du PS Olivier Faure. L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal, le député socialiste Jérôme Guedj et le député de La Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel, sont également en lice.  

Le résultat devrait être rendu public dans la foulée. Si un deuxième tour est nécessaire, il aura lieu les 16 et 17 octobre. La commission précise que les trois formations politiques organisatrices du scrutin (PS, Place publique et GRS) ont saisi la justice. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a également été saisie, a indiqué Matignon.  

Raphaël Glucksmann, crédité de 10 à 12% dans les intentions de vote pour la présidentielle, espère pouvoir l'emporter dès le premier tour, alors qu'Olivier Faure navigue entre 3 et 5%. Un sondage Harris interactive pour M6 et RTL publié ce vendredi montre qu'à l'issue des débats télévisés, une majorité de Français place Raphaël Glucksmann en tête de leurs préférences (33% des Français en ont une bonne opinion et 53% des personnes interrogées "se positionnant à gauche").

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Ségolène Royal arrive juste derrière (28% et 47%), devant Olivier Faure (24% et 42%). Mais 28% des Français se positionnant à gauche n'ont trouvé aucun des cinq candidats convaincant.  

Un corps électorale incertain

Avec une large part de votants qui ne sont pas issus des partis politiques organisateurs et se sont inscrits sur une plateforme dédiée, le corps électoral reste pour une grande part inconnu, laissant planer l'incertitude sur le résultat. Au terme de trois débats télévisés où les affrontements ont parfois été rugueux, plusieurs points de friction se sont fait jour, et notamment sur une éventuelle alliance avec La France insoumise. 

Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj la refusent vigoureusement, accusant le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon de jouer avec les codes de l'antisémitisme, et arguant qu'une alliance avec la formation radicale serait synonyme de défaite face à l'extrême droite.  

Ils accusent de "soumission" à LFI Olivier Faure, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel, tous trois favorables à un rapprochement de l'ensemble de la gauche à l'Assemblée.   

À l'inverse, Olivier Faure et Ségolène Royal ont reproché à Raphaël Glucksmann, de vouloir, selon eux, se tourner vers le centre.  
Jeudi, les tensions se sont exacerbées : Olivier Faure a estimé qu'une victoire de Raphaël Glucksmann signifierait l'"effacement" du PS dans l'élection présidentielle. Ségolène Royal avait déjà déploré un "hold-up" de l'eurodéputé sur le parti.  

Même si le corps électoral a dépassé les prévisions, cette primaire est très loin de celle qui avait permis la victoire de François Hollande en 2012 (entre 2,6 et 2,8 millions de votants).  

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