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La grogne des armées françaises se prolonge

ÉDITO - Emmanuel Macron n'en a décidément pas terminé avec le dossier du budget des armées. Le nouveau chef d'état-major, lui, parle de déclassement. Réalisme ou manœuvre corporatiste ?

Des militaires du 24e régiment d'infanterie et de la réserve, le 14 juillet 2016 à Paris
Des militaires du 24e régiment d'infanterie et de la réserve, le 14 juillet 2016 à Paris
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Christian Menanteau : La grogne des armées françaises se prolonge
02:51
La grogne des armées françaises se prolonge
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Loïc Farge
Loïc Farge

L'exocet lâché lors des Universités de la Défense, mardi 5 septembre à Toulon, ne doit pas surprendre : dans nos armées comme tous les grands corps de l'État, le "toujours plus" est génétiquement bien présent. Il faut donc s'avancer avec la prudence d'un éclaireur. Cela posé, c'est vrai que nos militaires veulent avoir leur mot à dire sur les arbitrages financiers. Et en particulier sur les régulations budgétaires imposées par Bercy. Il faut savoir qu'avant le très polémique coup de rabot de 850 millions de cet été, le budget leur avait déjà gelé 700 millions de crédits militaires.

Ces décisions, l'Élysée les assume sans retenue. D'abord parce que l'armée est sous l'autorité du politique. Ensuite parce qu'Emmanuel Macron s'est engagé à pousser l'effort de défense jusqu'à 50 milliards en 2025, contre 32 milliards cette année. Dès l’an prochain, une hausse de leurs crédits de 1,8 milliard est prévue. Ensuite, la dotation aux armées augmentera de 1,6 milliard tous les ans jusqu'à la fin du quinquennat.

Nos militaires veulent avoir leur mot à dire sur les arbitrages financiers

Christian Menanteau

Cette grogne sous-entend que notre armée sur-sollicitée, en France - avec l'opération Sentinelle - et hors de nos frontières. Par ailleurs, quelle organisation de cette importance peut longtemps supporter que ses hélicoptères soient cloués au sol faute de pièces de rechange, que ses stocks de munitions soient dépendants du bon vouloir des Américains ou que ses navires limitent leurs rayons d'action ?

Cette réalité dénoncée par plusieurs commissions parlementaires ne doit pas pour autant dispenser nos troupes d'effort de gestion, et surtout de rationalisation, de leurs options d'équipements. L'état-major le sait. Mais comme la transition est rugueuse, il renâcle. Et puis - et c'est peut-être le cœur du dossier - la loi de programmation militaire 2019-2025 est sur ses rails. Nos képis galonnés, fins stratèges, prennent leurs marques et balisent d'ores et déjà le territoire budgétaire.

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