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La députée insoumise Sophia Chikirou relaxée pour escroquerie mais condamnée pour un vol de chèques d'un média qu'elle a cofondé

La députée La France insoumise a été relaxée ce lundi 8 juin par le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations d'escroquerie liée à un média qu'elle avait cofondé, mais condamnée pour vol dans ce même dossier.

Sophia Chikirou au tribunal de Paris le 12 mai 2026

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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La députée insoumise Sophia Chikirou, ancienne candidate aux élections municipales à Paris, a été relaxée ce lundi 8 juin par le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations d'escroquerie liée au média Le Media qu'elle avait cofondé.

L'élue, absente ce lundi au tribunal, et à laquelle l'accusation reprochait notamment d'avoir tenté sans succès à l'été 2018 de faire virer des fonds à hauteur de 67.146 euros de la webtélé, qu'elle ne dirigeait plus, a été relaxée de ces faits.

Dans ce même vieux dossier qui a ressurgi lors de sa campagne, celle-ci a toutefois été condamnée pour un vol de chèques jamais utilisés, à 8.000 euros d'amende dont la moitié avec sursis, a déclaré le président Guillaume Daieff.  

Le tribunal a tenu compte "de l'ancienneté" de l'affaire et du fait que "la société plaignante se soit désistée de sa plainte au terme d'un protocole d'accord". 

Le dossier a empoisonné sa campagne pour la mairie de Paris

Les faits remontent à juillet 2018 et l'accusation reprochait à la députée de 46 ans d'avoir tenté de tromper la banque Crédit du Nord en cherchant à faire virer des fonds du compte du site d'actualité Média, dont elle avait été fraîchement évincée, vers sa société de conseil de l'époque, Mediascop. 

L'audience mi-mai a offert une plongée sombre dans les coulisses du média, alors rongé par les guerres intestines.  
Depuis, l'affaire aux allures de contentieux commercial était largement retombée. À la barre, seule Mme Chikirou était présente, un accord ayant été passé de longue date avec son ancienne webtélé pour convenir de l'abandon des démarches. 

La députée insoumise a estimé le timing des accusations comme étant purement politique. L'élue n'a cessé de le dénoncer durant la campagne pour la mairie de Paris - dans laquelle elle a obtenu moins de 8% des suffrages au second tour - et pendant son procès en mai. 

"Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi vous avez choisi le moment où j'étais candidate à la mairie de Paris pour ressortir cette affaire. (...) Vous avez clos ce dossier, cette enquête, il y a des années, cinq ans. Pourquoi avoir attendu tout ce temps-là ?", avait lancé lors de l'audience Sophia Chikirou à la procureure. 

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