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Gabriel Attal à Mur-de-Barrez (Aveyron), le 22 mai 2026
Crédit : Ed JONES / AFP
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Désormais candidat à l'élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal a présenté les premières mesures de son programme dans un entretien publié le samedi 23 mai dans Le Parisien. Le secrétaire général du parti Renaissance a évoqué plusieurs "chantiers capitaux" : l'école, les salaires, les frontières et l'IA. Quatre conditions pour refaire de la France "la première puissance européenne".
Avant de siéger à Matignon, Gabriel Attal avait occupé la fonction de ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse durant 6 mois. Une période qui semble avoir imprégné sa ligne dans la course à l'Élysée puisque l'école constitue l'un de ses grands projets. "J'engagerai la rentrée scolaire 2027 avec des décrets sur l'élévation du niveau, la restauration de l'autorité de l'enseignant et le bien-être à l'école", a-t-il expliqué.
L'ancien Premier ministre a aussi mentionné "le brevet obligatoire pour passer au lycée" qu'il avait souhaité instaurer lors de son passage à l'Éducation, mais aussi "l'intégration de l'IA à tous les programmes scolaires, dès le collège" et la baisse du nombre d'élèves par classe "que nous pourrons financer par la baisse démographique qui permettra de dégager des marges sans diminuer les moyens de l'école".
Une fracture générationnelle. C'est ce que craint Gabriel Attal "avec des jeunes, des Français qui travaillent, qui se disent que finalement, leur pays les a lâchés". Aux futurs maux, les grands remèdes, le candidat a donc souligné l'importance des dépenses en matière d'éducation et de recherche. Pour cause, elles ont baissé de 15% en 30 ans.
Le natif de Clamart (Hauts-de-Seine) a également placé la focale sur les salaires, "terme que je refuse de laisser à la gauche", a-t-il indiqué avant de compléter : "il faut aller 'droit au brut' et ainsi réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net" via "des économies sur les dépenses sociales" et "une réforme de l'assurance-chômage".
Enfin, Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté d'introduire une "préférence travail pour l'immigration". Quant aux enjeux autour de l'intelligence artificielle et du marché de l'emploi, il a proposé "un plan visant à former vingt millions de salariés en cinq ans".
Le candidat Renaissance "croi[t] toujours au dépassement politique". "Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche mais pour relancer l'avenir du pays" et "je veux redonner de l'espoir et ne pas tomber dans le déclinisme, ni dans le sang et les larmes", a-t-il déclaré.
Gabriel Attal doit partager son espace politique, le bloc central, avec une autre figure bien identifiée des années d'Emmanuel Macron au pouvoir. Il s'agit de l'ancien premier ministre Édouard Philippe, également candidat à la présidentielle. Deux hommes pour un siège, ne risquent-ils pas de se marcher dessus ? "Il y aura une forme de compétition apaisée avec Édouard Philippe mais les Français ne nous pardonneraient pas une guerre entre nous et un second tour entre le RN et LFI", assure le trentenaire.
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