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Isabelle Dath : la visite de députés en Syrie, une diplomatie parallèle

REPLAY - ÉDITO - Trois députés rencontraient mardi Bachar Al-Assad alors que la France refuse tout contact.

Trois députés de droite rencpntreront mercredi Bachar al-Assad.
Trois députés de droite rencpntreront mercredi Bachar al-Assad.
Crédit : HO / SANA / AFP
Isabelle Dath : la visite de députés en Syrie, une diplomatie parallèle
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Isabelle Dath : "Diplomatie parallèle, déplacement de pieds nickelés, tour operator pour trublions"
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Isabelle Dath

Trois députés de droite - Jean-Frédéric Poisson, Véronique Besse et Xavier Breton - rencontrent mardi le président syrien Bachar Al-Assad alors que la France refuse toujours officiellement tout contact avec Damas. Encore un cas de diplomatie parallèle? Qu'on l'appelle ainsi, ou "déplacement de pieds nickelés" ou encore "tour operator pour trublions", pour Isabelle Dath, le fait est que "ces représentants de l’État, sans l'aval du gouvernement, partent là où les officiels ne vont pas". Ou dans le cas de la Syrie, "où les relations diplomatiques sont rompues".

Ainsi, selon Isabelle Dath, que ces députés disent qu'ils font ce déplacement à titre personnel est une "pure hypocrisie", car "c'est bien avec la légitimité de leur fonction qu'ils sont réunis par des chefs d’État bannis". Mais, en raison de la séparation des pouvoirs exécutifs et législatifs, "les parlementaires sont libres d'aller où bon leur semble", et ceci n'est pas nouveau. Par exemple, des députés de droite et de gauche sont allés en Syrie, en Irak en 2002, ou encore en Côte d'Ivoire en 2010.

Risque d'instrumentalisation

Cependant, ces déplacements risquent d'être instrumentalisés par les pouvoirs sur place, qui "ne s'en privent pas", ajoute Isabelle Dath. Ils y trouvent une forme de légitimation et ces déplacements sont de "formidables faire-valoir". Controversés, instrumentalisés, critiqués par le Quai d'Orsay, ces déplacements de députés ne peuvent cependant pas être mis au même niveau que la rencontre prévue jeudi entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. Dans ce cas précis, il s'agit d'une visite d'un ancien président de la République à un ancien homologue.

Bien entendu, cette rencontre est pour Nicolas Sarkozy "une façon de mettre en musique le discours qu'il tient depuis des mois : il faut privilégier le dialogue, on ne peut pas se passer de la Russie", explique Isabelle Dath. Mais pas question de diplomatie parallèle ici, car pour lui, être dans l'opposition n'empêche pas de s'exprimer sur les grands dossiers du monde. "Ce qui lui permet aussi de critiquer l'absence de leardership de la France dans le crise syrienne", relève isabelle Dath.

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