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La présidente de la région Pays de la Loire et vice-présidente d’Horizons, Christelle Morançais
Crédit : RTL
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Ils ont été les Premiers ministres d'Emmanuel Macron mais attention à ne pas les confondre. Pour l'invitée de RTL ce mardi 16 juin, la vice-présidente du parti Horizons, Christelle Morançais, la comparaison entre les deux élus issus du macronisme Gabriel Attal et Édouard Philippe n’a pas lieu d’être.
L'élue estime que le candidat de son parti, Édouard Philippe "est un homme qui est sérieux qui travaille", et insiste sur sa capacité à porter un "programme massif".
Elle le décrit comme le seul responsable politique et candidat capable de rassembler la droite et le centre, de Bruno Retailleau à Gabriel Attal.
À la question d’un lien entre sa politique régionale et celle que pourrait mener le candidat de son parti, Édouard Philippe à l’Élysée, elle répond : "Je pense qu’Edouard Philippe n’a pas besoin d’un laboratoire pour baisser les dépenses publiques. Je crois qu’il l’a fait".
Elle insiste sur la gravité de la situation budgétaire : "3.500 milliards de dettes, nous devons la réduire pour nos enfants". La solution serait, selon ses propos de "réduire la dépense publique".
Face à l’idée que que cette action entraînerait une baisse de la qualité des services, elle défend une autre lecture. "C’est faire mieux avec moins", assure-t-elle. Elle cite des exemples issus de sa gestion régionale. Dans les transports : "Quand je vois des cars avec trois personnes dedans, on a un problème". Selon elle, il faut alors revoir les lignes pour gagner en efficacité.
Sur la formation professionnelle aussi, elle revendique l'idée qu'il faut "partir du besoin des entreprises" pour des "retours à l'emploi" plus conséquent. En bref, la vice-président d'Horizons partage avant tout la philosophie de "l'efficience"
L’élue assume aussi des choix budgétaires controversés, notamment concernant l'arrêt des subventions au Planning familial.
Famille, culture... "J’ai coupé toutes les subventions sans exception", affirme-t-elle. Sa logique budgétaire est assumée : "J’ai privilégié l’investissement au détriment des subventions".
Sur les aides de l’État comme MaPrimeRénov’ ou les aides carburant accordées aux gros rouleurs modestes, elle critique : "Est-ce que vous pensez qu’on a les moyens aujourd’hui de continuer à être shooté à la dépense publique ?".
Elle estime que ces dispositifs finissent par se retourner contre les citoyens : "On vous met dans une poche et on va vous le retirer un moment ou un autre". Selon elle, cela conduit mécaniquement à "plus de dette ou des impôts supplémentaires".
Pour elle, la priorité est ailleurs : "que les salariés soient plus payés".
Interrogée sur le service public, celle-ci émet l'idée qu'il y a trop de fonctionnaires. Du moins, "cela dépend des services".
Elle met en avant les secteurs qu'elle juge essentiels comme "la police, dans tout ce qui est régalien, dans la santé, je ne pense pas qu’il y en ait trop".
En revanche, elle cible les "doublons dans les collectivités, dans l’administration", en citant l’exemple du soutien à l’export "Business France, BPI, les CCI et la région".
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