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"François Fillon reste debout dans la tempête, il est combatif", dit son avocat Me Lévy

REPLAY - INVITÉ RTL - François Fillon a été mis en examen mardi 14 mars soit un jour avant la date prévue. Son avocat Me Antonin Lévy était à ses côtés dans le bureau des juges.

Antonin Lévy, le 26 janvier 2017
Antonin Lévy, le 26 janvier 2017
Crédit : STR / AFP
"François Fillon reste debout dans la tempête, il est combatif", dit son avocat Me Lévy
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Yves Calvi & Léa Stassinet

Il est le premier candidat à l'élection présidentielle à faire campagne alors qu'il est mis en examen. François Fillon est poursuivi pour détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique. Cette mise en examen intervient dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse et ses enfants comme assistants parlementaires. Si elle a été prononcée avec 24 heures d'avance, c'est pour que "l'audition se déroule dans des conditions de sérénité", a assuré l'avocat de l'ancien premier ministre, Me Antonin Levy.

"François Fillon est extrêmement combatif. En dépit de vents forts qui soufflent contre lui, il reste debout dans la tempête. J'ai constaté sa très grande détermination", raconte son avocat, présent à ses côtés dans le bureau des juges, au moment de son audition, qui a débouché sur sa mise en examen. 


Devant les juges, François Fillon a choisi de faire une déclaration. "La loi vous offre trois possibilités", explique Me Antonin Lévy. "Soit vous vous taisez et vous ne répondez pas, soit vous répondez aux questions, soit vous faites une déclaration consignée sur procès-verbal. François Fillon a choisi cette option pour deux raisons. La première c'est qu'il s'était déjà expliqué en totalité devant les policiers. D'autre part, dans le télescopage des deux calendriers - électoral et judiciaire - le délai qui nous avait été laissé pour préparer cette audition était le délai minimum légal, assez court", justifie Me Lévy.

Pour son avocat, cette mise en examen n'était pas inévitable, "mais annoncée". "Le message était très clair. Ce qu'ont dit les juges à François Fillon c'est 'vous êtes un candidat sérieux, et si vous veniez à l'emporter, l'inviolabilité du Président nous empêchera de pouvoir vous convoquer et prononcer une mise en examen à votre encontre, dans ce dossier qui va se poursuivre une fois l'élection passée. Si on ne le fait pas aujourd'hui on ne pourra jamais le faire'", explique Me Lévy. 

Une nouvelle convocation de Fillon, synonyme "d'acharnement"

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François Fillon peut-il maintenant être convoqué à nouveau avant le 1er tour de l'élection présidentielle ? "J'ai du mal à l'imaginer", répond son avocat. "L'acharnement qui consisterait à le convoquer en violation des droits de la défense me paraît aberrant. J'ai beaucoup de mal à le croire mais si tel était le cas, bien sûr, il se représenterait", poursuit Me Lévy, qui compte néanmoins utiliser les nombreux recours possibles à cette triple mise en examen. 

"Le principal consiste à contester la régularité de la procédure", explique-t-il. "Je considère qu'elle n'est pas faite dans les règles, et ce que permet cette mise en examen, c'est de contester chaque acte de la procédure, avec un effet domino", explique Antonin Lévy. "Quand un acte est entaché de nullité, tout acte qui en découle ou qui en procède est lui-même annulé", précise l'avocat. 

Me Lévy remarque "un glissement sémantique" opéré par les juges

Le conseil de François Fillon a également rappelé que c'était "à la justice d'apporter des éléments. Ce n'est pas à lui de montrer son innocence mais à l'accusation de prouver sa culpabilité". Me Lévy a d'ailleurs souligné "un glissement sémantique" de la part des juges. "Il avait été convoqué pour emplois fictifs mais il a été mis en examen pour emplois fictifs ou surévalués", a-t-il tenu à préciser

Invité sur Radio Classique ce mercredi 15 mars, le candidat s'est d'ailleurs dit "convaincu" que la justice "établira" son innocence dans cette affaire. Il a également rappelé qu'il n'avait refusé "aucune institution. Je suis allé, contrairement à Mme Le Pen, à la convocation des juges, je respecte la justice. Je ne dis pas que les juges ont un calendrier politique, je dis que la justice est instrumentalisée", a-t-il expliqué. 

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