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Corbeil-Essonnes : la garde à vue du maire prolongée

La garde à vue de six personnes, dont celle du maire UMP de la ville, Jean-Pierre Bechter, a été prolongée ce jeudi matin dans l'enquête sur les soupçons d'achat de voix à Corbeil-Essonnes.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur Serge Dassault, en décembre 2010 (Archives).
Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur Serge Dassault, en décembre 2010 (Archives). Crédit : AFP / BERTRAND LANGLOIS
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

La justice a décidé de prolonger, ce jeudi 16 janvier, la garde à vue de six personnes dans l'enquête sur les soupçons d'achat de voix à Corbeil-Essonnes, dont celle de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de cette commune et successeur de l'industriel Serge Dassault. Ces six personnes, dont font aussi partie une adjointe à la mairie de Corbeil et l'épouse d'un autre élu, peuvent être déférées à la justice ou relâchées à l'issue de leur garde à vue, qui a démarré mercredi et peut durer 48 heures.

Élu en 2010, après une succession de scrutins invalidés, Jean-Pierre Bechter est entendu dans les locaux du nouvel office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de la police judiciaire, à Nanterre. Sont également gardés à vue un employé de Serge Dassault ainsi qu'un homme présenté comme un relais de l'industriel dans les quartiers, Younès Bounouara, qui, mis en examen et écroué pour une tentative d'assassinat, a été extrait de sa cellule.

Ces gardes à vue interviennent une semaine après que le Sénat a refusé de lever l'immunité parlementaire de Serge Dassault, ce qui aurait permis de placer le parlementaire en garde à vue. Les juges financiers Serge Tournaire et Guillaume Daïeff enquêtent sur des achats de voix présumés lors des municipales de 2008 à 2010. Ils se penchent notamment sur des mouvements de fonds entre la France et le Liban, particulièrement un transfert de quelque 18 millions d'euros sur le compte d'une société, Iskandia, avec comme objet l'achat d'un avion Falcon.

Quelque trois millions seraient revenus en France. De l'argent dont ils soupçonnent qu'il aurait pu servir à l'achat frauduleux de voix via deux intermédiaires présumés, Younès Bounouara et Mamadou Kebe.

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